A vélo, dans Paris on dépasse les taxis …

Le jeune constructeur de vélos Jitensha commence à livrer un modèle à assistance électrique, le E- Jitensha. Non seulement, il est beau, mais il roule bien.

A vélo, dans Paris on dépasse les taxis …

Le Jitensha, ou comment aller à l’essentiel pour un design épuré. Photo © DR

« Qu’est ce qu’il est beau ! Quelle merveille ! Quelle ligne !» Le roi n’était pas mon cousin ce dimanche en parcourant Paris juché sur mon Jitensha. Fort aimablement, ce nouveau fabriquant de cycles électriques, avait mis à la disposition du journaliste de Singular’s un exemplaire de sa production dans une livrée ‘’Copper’’.
En japonais ‘Jitensha’ signifie vélo. Et malgré son passeport tricolore, Nicolas Baruch, le créateur de l’entreprise a opté pour une marque résolument exotique. Ce spécialiste du marketing adore le Japon où il a mis sa science du commerce au service de grands groupes. Il s’est laissé gagner par l’amour des Nippons pour la bicyclette et comme l’heure est à la création d’entreprise, Nicolas s’associe avec deux copains de toujours, Franc et Cedric et lance Jitensha en mars 2016. Bon si les patrons sont français, les cadres en acier sont usinés à la main (!) par un artisan à Taiwan, les autres pièces en aluminium sont sourcées à droite et à gauche chez d’excellents fournisseurs, l’assistance électrique vient d’Italie, et le tout est assemblé à Genève par des mécanos spécialisés.

Un design plus pur que pur

A vélo, dans Paris on dépasse les taxis …

Photo © DR

La volonté est de produire de vélos plus que beaux ! L’épure est plus qu’une contrainte, mais un mot d’ordre, une obligation que les trois compères se sont fixés. Rien de superflu sur un vélo Jitensha. Vous ne trouverez ni de garde-boue et de porte-bagages, ni d’accroches pour une pompe à air et encore moins de quoi emporter un bidon pour se rafraîchir en haut d’une côte. Epure, épure, épure …. Bon, c’est parfois un peu limite. Les designers auraient pu ajouter une lumière à l’arrière. Les bons vieux freins à patin ont très bien fait l’affaire, mais un disque à l’avant serait aussi plus rassurant. Mais sinon, le résultat est assez époustouflant et provoque des réflexions admiratives au feu rouge et ailleurs.

Après avoir commercialisé des vélos à énergie humaine, le constructeur lance son modèle à assistance électrique, le E- Jitensha. Avec toujours le respect de ce design vraiment réussi. Il faut donc oublier ces grosses batteries souvent disgracieuses et lourdes, qu’il faut toujours avoir avec soi. Le E-Jitensha est propulsé par une assistance électrique de 250 Watts placée dans le moyeu de la roue arrière. Attention, ce vélo n’est pas dédié aux flemmards ! Ceux-là doivent se tourner vers d’autres modes de locomotion. Il faudra pédaler. L’assistance électrique constitue une aide bienvenue pour gravir quelques côtes parisiennes comme la rue Saint-Jacques ou la rue de Rome qui coupent toujours les jambes. Il faut d’ailleurs parfois la relancer en rétropédalant. C’est un peu curieux, mais on s’y fait vite.

A vélo, dans Paris on dépasse les taxis …

L’assistance électrique de 250 Watts est logée dans le moyeu du Jitensha. Photo © DR

Choisissez votre vitesse de déplacement, jusqu’au mode turbo…

L’application pour smartphone connectée via Bluetooth au vélo permet de choisir entre plusieurs vitesses de déplacement. Mais sincèrement, le mode turbo censé transformer les cols du Tour de France en patinoire municipale permet seulement d’avancer un peu plus vite que d’habitude, point barre. L’application dédiée sert également à vérifier le niveau d’autonomie de la batterie. Selon nos tests, l’utilisateur peut compter sur la batterie pendant une trentaine de kilomètres. SI vous partez en excursion, sachez que ce E- Jitensha pèse 13 kilos. Ça va. Sauf que le vélo ne possède pas de dérailleur. Il donc faut de bons mollets pour rouler sans l’assistance électrique. Les vélos Jitensha sont ‘’customisables’’. Autrement dit, le client peut choisir dans le catalogue selon ses gouts ou son budget, la couleur ou les accessoires qu’il préfère. La bicyclette que nous avons essayé est ainsi facturée 2 200 euros.

A vélo, dans Paris on dépasse les taxis …

Selle Jit. Photo © DR