Hommage au Guitar hero Eddie Van Halen (1955-2020)

[And so Rock ? II] Comment dun solo Eddie Van Halen a résumé “la geste rock”.

Tout a été écrit sur le fondateur du Groupe Van Halen, notre chroniqueur revient sur sa rencontre avec The King of Pop’, Michael Jackson que tout à l’évidence séparait. Ce sera “Beat It”

Alors que le choc de sa disparition s’essouffle sur les réseaux sociaux, je peux m’étendre (enfin) sur le cas Eddie Van Halen. Pour rappel le crabe a sauté à la gorge du  rocker de 65 ans et ne l’a pas lâché.  En même temps quand tu as commencé à fumer comme une chaudière à charbon à douze ans…

Pour commencer je n’ai jamais été un fan de Van Halen, trop pompier, trop démonstratif, trop clinquant, trop flamboyant, trop quoi. Oui je sais j’ai mauvais goût.

Certes celui que l’on qualifie de « l’un des meilleurs guitaristes du monde » avait de la ressource question tricotage sur une six cordes. Mais la comparaison avec Hendrix heu comment dire? Non je n’entends pas. Mais bon la question n’est pas là.

Quand Quincy appelle

Cependant s’il y a un moment où Eddie figure à lui seul l’esprit du rock c’est lorsque après quatre coups de téléphone croyant à un canular, il consent à répondre “Qui est ce P#$@%& de Quincy?”.

Nous sommes en 1982 et Michael Jackson est en studio pour l’enregistrement de ce qui va devenir l’Annapurna des ventes, “Thriller”, l’album aux cent millions d’exemplaires (New York Times 2015). Il confie à son producteur star Quincy Jones l’envie d’y inclure un morceau rock inspiré du titre “My Sharona” du groupe The Knack : ce sera “Beat It”.

À la recherche de la couleur

Quincy Jones sur les conseils de son fils appelle le guitariste virtuose Eddie Van Halen.
Après avoir compris que ce n’est pas une blague, le guitar hero accepte de jouer sur un album de Michael Jackson à trois conditions : ne pas être crédité (il s’est engagé auprès de son groupe à ne pas participer à des projets parallèles), n’être rémunéré que d’une caisse de bières et que MJ lui apprenne à danser le moonwalk comme lui.

La légende commence

Eddie Van Halen se pointe jeans baskets au studio Westlake Audio à Los Angeles la guitare sur l’épaule. Il ouvre une bière et en une seule prise il improvise un solo légendaire qui marque de son empreinte indélébile “Beat It”. L’ampli aurait (même) pris feu. Il repart comme il était venu emportant sa caisse de bières.
En 1984 il montera sur scène accompagner un King of Pop hystérisé pour lui tresser son solo sur le “Victory Tour”.

Un voltigeur survolté

Eddie et c’est là que je lui voue toute mon estime, ne se prenait pas au sérieux et gardait l’esprit d’un gamin qui s’éclate à jouer du rock. Ses prestations scéniques survoltées agrémentées de ses sauts toutes jambes dehors, sans oublier ceux de son chanteur frère ennemi David Lee Roth, restent dans les mémoires. Parfaitement illustrées par le célébrissime « Jump » désormais hymne fédérateur de l’OM (Olympique de Marseille), relatant pourtant l’histoire d’un homme au bord du suicide et qui restera le seul titre du groupe N°1 au Billboard 100 en 1984.

Tout ça pouvant se résumer un peu à l’image d’ados qui feraient du “Base-Jump” en criant Géronimo.

Edward Van Halen est né le 26 janvier 1955 à Amsterdam. Il émigre en Californie à l’âge de 7 ans. Son père est musicien professionnel. En 1974 il fonde le groupe Van Halen avec son frère aîné et David Lee Roth au chant. Ils deviendront « énorme ». Considéré comme l’un des plus grands guitaristes de tous les temps, il a largement popularisé la technique du « tapping » qui consiste à marteler et tirer avec les doigts de la main gauche sur les cordes tout en tapant sur celles-ci avec ceux de la main droite.

#CalistoDobson