Avec Lord of Barbès, un gin français se fait aussi parfum

Puissant, floral et parfumé, Lord of Barbes est l’un des gins artisanaux de qualité française récemment apparus sur le marché. Plus original, son créateur Hervé Lopez le décline aussi en parfum.

Un parfum inspiré du gin

Avec Lord of Barbès, un gin français se fait aussi parfum

Non content de créer une marque française de gin, Lord of Barbès Hervé Lopez la décline aussi en parfum. Photo © DR

Voilà qui n’est pas banal. Cette idée a germé dans l’esprit d’Hervé Lopez après qu’il ait lancé en 2016 sa marque de gin Lord of Barbès. Un nom qui fait référence au quartier de Paris où il est installé. « L’inspiration m’est venue en sentant l’odeur de cet alcool sur mes mains après sa distillation, son embouteillage et j’ai voulu un parfum entêtant, enivrant et persistant dans le style d’Antaeus », raconte ce grand amateur de gin par ailleurs producteur de films d’animation publicitaires qui a confié l’élaboration de cette fragrance à Flair, studio de création de parfums dont les « nez » sont Amélie Bourgeois et Anne-Sophie Behaghel. « En leur demandant à ce que l’on y retrouve le plus grand nombre possible des ingrédients qui composent mon gin », précise-t-il. Un défi relevé par le duo de conceptrices qui y ont ajouté du patchouli, du bois de cèdre, du géranium et du vétiver.

Avec Lord of Barbès, un gin français se fait aussi parfum

Le flacon de parfum Lord of Barbes reprend le logo et l’esprit de la bouteille. Photo © DR

Distillé en Charentes

Le résultat, un parfum annoncé unisexe, mais à notre avis plutôt masculin, où le genièvre et les épices ainsi qu’une touche de noix de muscade sont bien présents en attaque ensuite suivis par des notes de géranium, de cèdre, de patchouli et de vétiver.
Un seul un composant du gin n’a pas été réemployé, le pain de singe. « Je souhaitais qu’il contienne un ingrédient ayant un lien avec Barbès et c’est le maître de chai de la distillerie charentaise Bercloux où il est produit et avec qui j’ai élaboré sa recette qui m’a suggéré le fruit du baobab, lequel fait écho à la population africaine du quartier tout en apportant amertume et acidité », raconte Hervé Lopez qui a entre autres choisi de travailler avec Bercloux pour son alambic Stupfler. Un modèle qui présente l’avantage de ne pas trop chauffer, préservant ainsi la richesse et la palette aromatique des plantes. « Je voulais un gin comme je les aime, goûteux mais pas trop, parfumé et floral ».

Bio et éco-responsable

L’un des plus forts du marché avec 50° d’alcool, le gin Lord of Barbès a bien entendu une attaque en bouche marquée par le genièvre auquel vient rapidement s’ajouter des notes de mangues séchées, de cardamone et de coriandre. Trois des botaniques utilisés pour son élaboration avec gingembre, noix de muscade, racine d’angélique, graine de paradis ainsi que genièvre et pain de singe précédemment évoqués. Des ingrédients qui sont tous bios car Hervé Lopez a souhaité inscrire son gin dans une démarche résolument éco-responsable. C’est ainsi que les caisses servant au transport des bouteilles sont en bois issu de pins de plantations et que les bouteilles elles-mêmes sont réutilisables. Tant pour le gin que pour le parfum. Vous pouvez donc de les faire remplir au siège de Lord of Barbès et chez certains cavistes. Avec à la clé une substantielle économie, les 500 ml de gin passant ainsi de 59 € à 35 € et le vaporisateur de parfum de 70 € à 25 €.

Bouteille unique

Avec Lord of Barbès, un gin français se fait aussi parfum

La marque Lord of Barbés se décline en bouteille gin et vaporisateur parfum. Photo © DR

« Le client a ainsi un gin haut de gamme au prix d’un milieu de gamme », souligne Hervé Lopez qui explique cette différence par le coût élevé des bouteilles et flacons du fait de leur forme, de leur couleur et des matériaux utilisés, bouchons et vaporisateurs étant en métal, non en plastique. « J’ai voulu des contenants qui se remarquent, qui ne s’oublient pas ». Objectif atteint. Avec leur couleur bleu nuit, leur forme plate rappelant une flasque, le texte blanc sérigraphié et la tête de mort qui les orne, ils ne passent pas inaperçues que ce soit chez les cavistes ou dans les bars. Un design aux multiples clins d’œil. La forme de flasque évoque ainsi celle des élixirs douteux que vendent les colporteurs aux allures de charlatan dans les aventures de Lucky Luke. Une bande dessinée dont Hervé Lopez était friand étant jeune. Quand au bleu, outre sa propriété de protéger des rayons UV, il rappelle les fioles que l’on trouvait jadis chez les apothicaires, certains attribuant l’invention du gin au médecin hollandais Franciscus Sylvius comme remède pour les problèmes d’estomac et d’intestin.

Bon pour l’âme

« Vrai ou faux, quoi qu’il en soit, l’alcool est de toute manière bon pour l’âme, mais nous assumons aussi son danger pour la santé avec la tête de mort », affirme Hervé Lopez qui produit en outre un sirop de tonic bio élaboré à partir de produits naturels non transformés : écorces de quinquina et d’oranges amères, gousse de vanille et un soupçon de pain de singe. D’où sa couleur orangée et le flacon de 200 ml permet de confectionner 6 à 8 gin tonic. La gamme Lord of Barbès est disponible chez une cinquantaine de cavistes indépendants, en ligne ou au siège / boutique de la marque. Un lieu décalé qui vaut la visite rien que pour son décor décalé à mi-chemin entre boutique d’antiquité et cabinet de curiosités où se côtoient canapés rococos, tableaux de Maharadjas, poupées, animaux empaillés et objets religieux.

Avec Lord of Barbès, un gin français se fait aussi parfum

Le gin et le parfum se trouvent plus facilement à la Boutique Lord of Barbès, 64 rue de Clignancourt, 75018 Paris . Photo © DR