C’est fait : grâce à Archos, je roule enfin à l’électrique

Les fesses calées sur la micro-selle de ma petite draisienne Archos, je décide de conquérir Paris. Avec la modestie qui s’impose pour un projet aussi ambitieux. Baptisée Urban eScooter, cette draisienne vient d’Asie.

Il s’agit d’un cyclomoteur mu par une batterie, sans chaîne, ni pédales. L’engin se plie et se déplie du guidon jusqu’à cette selle en forme d’oreilles de Mickey. Batterie incluse, le eScooter pèse une quinzaine de kilogrammes. Un peu léger pour garantir une stabilité absolue.

Le malaise s’accentue en contemplant les roues de 25 cm de diamètre. Vieux motard, le narrateur redoute une misérable tenue de route et s’inquiète pour la santé de ses vertèbres …. Juché sur la draisienne, je tâtonne pour prendre le coup, les fesses en arrière et les pieds posés sur deux cales positionnées juste au-dessus de la roue avant. Deux boutons sur le guidon servent à accélérer et freiner. Singular’s conseille à ses lecteurs de s’entrainer un petit quart d’heure sur une place tranquille et dégagée avant de mettre leurs roues sur la chaussée.

C’est fait : grâce à Archos, je roule enfin à l’électriqueL’Urban eScooter d’Archos

25 km d’autonomie…

Attention ! la draisienne n’est pas aussi maniable qu’un vélo ou un scooter. Le rayon de braquage est très limité, la tenue de route aléatoire, chaque nid de poule est un champ de mines. L’eScooter permet de parcourir 25 kilomètres avec des pointes de vitesse à 20 Km/h. Une application pour smartphone indique la vitesse et l’autonomie. Archos a conçu un aimant pour poser son téléphone sur le guidon, mais au premier pavé, le smartphone a toutes les chances de finir sa carrière sous les roues d’une voiture.

Pour séduire les belles anglaises

Tel un Rambo taillé pour la ville, le eScooter a traversé Paris de la Nation aux Batignolles se jouant des difficultés. Il a dominé la côte de la rue de Rome, dépassé les bouchons devant les grands magasins, fait le tour de la Madeleine et traversé la rue Saint Denis en se frisant les moustaches. Soyons clair, le métro est plus rapide. Mais l’engin suscite la sympathie générale. Sur le trajet, un policier hilare m’a félicité pour mon allure raisonnable. Des passants m’ont demandé des selfies. Et même une ravissante cycliste britannique a voulu prendre un café pour parler transport électrique. Qui mieux que moi ? Personne of course !

C’est fait : grâce à Archos, je roule enfin à l’électrique

N’attendez pas les beaux jours…