Lab’elle « Véloce », la Diva des trottinettes électriques

Silencieuse et racée, design et connectée, vertueuse et singulière, c’est Véloce, l’ultime création de l’atelier Airlab industrie de Nîmes (Gard). La machine est inclassable avec sa plate-forme en bois de hêtre des Vosges ouvragée en Vendée et ses poignées en cuir d’Italie formatées dans un atelier adapté de Béziers.

Pour parvenir à marier la technologie et le design, les concepteurs ont concentré les meilleurs savoir-faire pour signer ce produit made in France même si la plate-forme et les roues sont d’importation. « Il n’existe plus, hélas d’entreprises capables de cintrer de la tôle d’aluminium » constate Arnaud Porée président-fondateur d’AirLab après avoir assuré pendant dix ans, en pionnier, le développement commercial de Mobiky, le tout premier vélo pliant imaginé par Henri Bigot et couronné au concours Lépine au début des années 90. Vingt ans après, voici donc, dans le même esprit « déplacement séquencé » Véloce, la plus latine des engins de transport doux.

Lab’elle « Véloce », la Diva des trottinettes électriques

Une belle, plutôt latine…

« La trottinette électrique a un très grand avenir dans les pays latins nous en sommes persuadés. Car c’est un véhicule purement latin fait pour des latins qui n’ont jamais été des grands pratiquants de vélo au quotidien. Sauf en compétition. En Méditerranée, le vélo-taf, c’est-à-dire le vélo pour se rendre au travail, est aujourd’hui encore totalement embryonnaire. Jusqu’à ces dernières années, la bicyclette était même considérée comme un moyen de transport dévalorisant et généralement réservé aux pauvres. C’est tout l’inverse des allemands qui ont un historique moderne du pédalage, de l’effort à fournir pour assurer le déplacement. C’est ce qui explique qu’il se vende si peu de trottinettes en Allemagne et dans les pays du nord de l’Europe. Les populations y ont l’habitude de pédaler pour se déplacer. Et les foyers sont déjà équipés en moyens alternatifs de déplacement doux, c’est-à-dire en vélo » argumente le fondateur d’Airlab. Si la trottinette électrique intéresse autant les latins, ce serait affaire de gâchette, mythique gâchette transcendantale. C’est celle qui, du bout des doigts, libère l’énergie. C’est celle qui génère le déplacement sans effort. Et sans avoir à trottiner. C’est le prolongement de la poignée tournante des mobylettes italiennes de sport Malagutti puis des scooters italo-nippons qui leur ont succédé, coûteux.

Lab’elle « Véloce », la Diva des trottinettes électriques

Gâchette transcendantale

La gâchette de la Véloce permet de « foncer » toutes proportions raisonnables gardées », à vingt-cinq kilomètres/heure en pointe, cheveux aux vents. Le premier niveau de performance bride la vitesse de 6 kilomètres / heure, vitesse légale sur les trottoirs des villes. L’autonomie est annoncée à 35 kilomètres à condition de récupérer suffisamment d’énergie au freinage (possible 40 %). Mais on peut quand même miser sur un 25 kilomètres de promenade sans recharge, ce qui est tout de même, sur une plate-forme de trottinette, un sacré trajet même si la Véloce est équipée de Silentblocs en élastomère pour filtrer les vibrations de roulage. Le petit panneau solaire permet aussi de récupérer un peu d’énergie (1 % de l’heure). La puissance du moteur brushless a été portée à 500 watts en supprimant la fonction connectée. Cette bonne puissance et le couple moteur permettent d’aborder des pentes à 15 % sans la hantise de la poussette. Conçue en France à Nîmes et Alès en coopération avec les ingénieurs de SEV, La Véloce est vertueuse sous toutes ses coutures. Elle est assemblée dans un atelier adapté de Montpellier. « On s’est aperçu que le travail rendu était de meilleure qualité. Les ouvriers ne sont pas sous la pression du rendement et ils sont trois sur un seul poste de montage » détaille Arnaud Porée, persuadé que la trottinette électrique pliable et transportable est l’avenir de l’homme…  De l’urbain en mocassin ou de la femme des villes en talon-aiguille.

Lab’elle « Véloce », la Diva des trottinettes électriques

Arnaud Porée président-fondateur d’AirLab, et Thibaut Merletto

La bagagerie assortie :

Airlab propose une ligne de bagagerie assortie, qui vient se fixer sur le cintre avant du guidon. Les concepteurs ont même mis au point un bagage pour transporter son animal de compagnie en toute sécurité : chat, chien de petite taille ou furet peuvent participer à la sortie en ville.

Lab’elle « Véloce », la Diva des trottinettes électriques

Lab’elle Veloce, une Rolls-Royce du genre