Vins & spirits

En Alsace, du vin au Qi Gong et réciproquement

Auteur : Isabelle Bachelard
Article publié le 16 janvier 2018 à 14 h 51 min – Mis à jour le 7 février 2019 à 10 h 29 min

Avec son cousin Frédéric, Philippe Blanck dirige le domaine familial de Kientzheim en Alsace. Le hasard de ses voyages lui a fait découvrir le Qi Gong. Aujourd’hui il met cette discipline au service du vignoble alsacien.

« J’ai découvert le Gi Gong par hasard, au Japon » explique Philippe Blanck, vigneron de père en fils à Kientzheim (Haut-Rhin) depuis 1610. Première surprise puisque le Gi Gong est né en Chine. Il poursuit donc : « En voyage, je suis un habitué des insomnies dues au décalage horaire. Une fois, au Japon, incapable de dormir, j’ai regardé par la fenêtre et découvert des gens qui pratiquaient dans un parc. J’ai essayé de faire les mêmes gestes ».

La maîtrise de l’énergie vitale

Pris au jeu, il pratique depuis assidument ce qu’il appelle un « art énergétique fondé sur la connaissance et la maitrise de l’énergie vitale ». Diplôme de moniteur bénévole en poche, il initie des visiteurs tentés par une approche différente du vin.

Phlippe Blanck maître de Qi Gong dans les vignes de Kientzheim ©Isabelle Bachelard

A l’écoute du vignoble

Lorsque vous arrivez avec lui au-dessus de la vallée de Kientzheim-Kaysersberg, vous êtes d’abord subjugué par les lieux. Une vue à 300° que vous percevez différemment dès lors que vous écoutez ses conseils, à commencer par prendre le temps de respirer. C’est simple mais cela change tout. Ensuite il vous indique des mouvements et vous les reproduisez. Plus ou moins bien, peu importe. Selon sa morphologie et l’appréhension que chacun a de son corps, les variations sont absolument normales. L’important est de laisser circuler l’énergie, de percevoir la force du paysage et des terroirs par l’intérieur, les pieds bien ancrés dans le sol.

©Isabelle Bachelard

A la cave de Kientzheim

De retour à la cave, les visiteurs dégustent d’une autre façon. « Des images et des émotions les touchent. Ils sentent que cette expérience est juste » précise Philippe Blanck, qui organise aussi des dégustations en accord avec la cuisine Thaï. Le domaine Paul Blanck couvre 35 ha, travaillés dans le respect du sol et de l’homme, avec enherbement et labours, amendements et traitements raisonnés. Les deux tiers des vignes donnent des vins de fort caractère, car issus de terroirs classés grand cru comme Schlossberg et Furstentum, ou lieux-dits comme Patergarten et Rosenbourg. Ils gagnent à vieillir, tel le Furstentum 1997 aujourd’hui à son apogée d’intensité et d’équilibre. Le domaine élève longuement les vins et propose un choix de millésimes à la vente. Pour les débutants et les budgets plus limités, la palette de vins « de plaine » est pleine de charme.

©Isabelle Bachelard

Marque citée dans l’article

Notre choix :

Domaine Paul Blanck & fils
32, Grand’Rue
68240 Kientzheim
03 89 78 23 56

Alsace grand cru Rosenbourg riesling 2016
15 €
Alsace grand cru Sommerberg riesling 2012
21 €

Domaine Paul Blanck & fils
32, Grand’Rue
68240 Kientzheim
03 89 78 23 56

Alsace grand cru Rosenbourg riesling 2016
15 €
Alsace grand cru Sommerberg riesling 2012
21 €
Alsace grand cru Schlossberg riesling 2014
21 €
Alsace grand cru Furstentum vieilles vignes riesling 1997
85 €

Venez, le mercredi 13 février 2019 au soir, déguster dans un loft parisien les vins du Domaine Paul Blanck & Fils, en compagnie de Philippe Blanc qui vous initiera à la dégustation géo-sensorielle et au Qi Gong.
–> INSCRIPTION

Partager

Articles similaires

En Anjou, le liquoriste Giffard au cœur du « pastille menthe » !

Voir l'article

Domaine Les Cascades : du vin bio Corbières AOP à la bière artisanale audoise.

Voir l'article

Des Rosés 2019 hors de la Provence et des sentiers battus

Voir l'article

Des vins du Médoc abordables, prêts à boire

Voir l'article