Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

Moins jet-set que le nord de l’île, le sud de la Sardaigne n’en réserve pas moins des merveilles naturelles, entre plages aux eaux translucides à l’est et falaises à-pics tombant sur des criques, entourées de vestiges d’un passé minier à l’ouest. Sans oublier les richesses historiques et gastronomiques de la capitale, Cagliari.

Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

L’Eglise Santa Maria de Cagliari possède un tympan de toute beauté. Photo © Patricia de Figueiredo

Une capitale qui recèle les vestiges d’un glorieux passé

À Cagliari, oubliez les quartiers périphériques et concentrez-vous sur le centre historique et la marina. Partez plutôt du haut de la ville pour descendre vers la mer et commencez par visiter le musée archéologique qui renferme de belles collections de bronzes, de grès, de bijoux du passé sarde et notamment de la période ’Nuragique’, qui coïncide avec le passage à l’âge de bronze (1800 – 500 av.J.C). Cette civilisation réalisa notamment des nuraghes, des édifices munis de tours en pierres de grandes dimensions mais aussi des « tombes des géants » et de nombreuses statuettes en bronze. Quant à la Pinacoteca Nazionale, tout à côté, elle garde des tableaux des peintres sardes et catalans du 15e et 16e. On peut boucler le périple en jetant un œil au musée régional ethnographique de la collection Luigi Coco, grand collectionneur d’art populaire.

 

Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

Même écrasées de soleil, les ruelles du centre historique gardent un charme délicat. Photo © Patricia de Figueiredo

Prendre les rues du centre historique du Castello

Il faut après déambuler dans les petites rues du centre historique qui bordent le Castello et la Cattedrale du santa Maria – les maisons délabrées côtoient celles, pimpantes, tout juste rénovées – puis se restaurer dans une surprenante petite taverne sarde, L’osteria del Castillo, qui sert des produits bio délicieusement préparés que le chef vous sert avec des couverts en plastique ! Et quand on lui en fait la remarque, il lève bras et yeux au ciel, vous expliquant qu’il sait mais qu’il n’a pas la place pour faire autrement. Plastique qui est pourtant traqué partout sur l’île, jusque sur les plages qui déclinent 4 poubelles différentes dont une réservée au plastique.

La Piazza Marghinotti avec sa terrasse Umberto I domine la capitale et offre un panorama à 180° sur la ville et la mer. Pour finir la journée à Cagliari prenez un verre au très chic Antico Caffé avec son bar en acajou où se pressent les habitués au milieu des touristes.

Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

Les criques de sable blanc font aussi la renommée de la Sardaigne du Sud. Photo © Patricia de Figueiredo

Mer bleue et sables fins

Mais la Sardaigne est surtout synonyme de plages immaculées et de mers transparentes. Si la plage de Poetto est pratique car proche du centre-ville et lieu de rendez-vous le week-end de la jeunesse, il faut se diriger vers l’est et choisir parmi les 14 kilomètres : entre Villasimus et Costa Rei, les plages de sables fin sont assez grandes pour trouver un espace. La plage de Cala Sinsias est un havre de bonheur pour les baigneurs et amoureux du soleil ; elle alterne plages privées avec parasols et transats, et parties plus sauvages. On y déjeune dans un Chiosi, version sarde des paillotes sur les plages.

Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

Les ruines d’une ancienne mine dans les environs d’Iglesias rendent le paysage fantomatique. Photo © Patricia de Figueiredo

Iglesias, ancien site minier très catholique

On l’oublie parfois mais la Sardaigne a une importante histoire minière qui s’est terminée dans les années 1990. Restent les vestiges de ces usines ou étaient extrait le plomb et le zinc principalement. Dans le Sud-Ouest, il en reste de nombreux vestiges dont le plus impressionnant est sans doute la mine de Porto Flavio dont la sortie tombe dans la mer. Longer la côte en voiture à partir de Gonnesa jusqu’à la plage de Masua émerveille à chaque tournant pour déboucher sur le pan di Zucchero, le pain de sucre local.  De petites plages, mélanges de sables et de galets semblent résister à la montagne.

Enfin, passer la nuit à Iglesias, la ville des églises qui porte bien son nom, avec son centre piétonnier et son musée de l’art minier permet de découvrir une autre facette de cette île splendide où vivent des gens attachants.

Une Sardaigne (du Sud) authentique et sauvage

Cette pâtisserie dans le centre d’Iglesias est un modèle d’Art nouveau avec ses slogans publicitaires. Photo © Patricia de Figueiredo