Voyages

L’un des secrets bien gardés du Bahreïn est la beauté de sa perle naturelle

Auteur : Marie-Laure de Vienne de levasiondessens.com
Article publié le 21 mai 2020

Destination touristique prisée du golfe arabique, Bahreïn possède un patrimoine reconnu depuis des millénaires et recherché par les bijoutiers, celui de sa pêche huitrière. Singulars vous emmène à la découverte du trésor national du « royaume des deux mers » : la perle naturelle !

Le magnifique paysage d’Al ali burial Photo ©BTEA

Une histoire mythique qui remonte à la nuit des temps

Le saviez-vous ? En arabe, ‘al bahrayn’ signifie ‘les 2 mers’, en référence à un phénomène naturel unique au monde qui voit des sources d’eau douce jaillir en plein milieu du golfe arabique formant ainsi l’habitat idéal des perles naturelles. Les 33 îles de l’archipel ont une histoire millénaire de plus de 5 000 ans et bien sûr les 1001 légendes y foisonnent.
Aux côtés de celle d’Adam et Eve coexiste l’épopée de Gilgamesh lequel mentionne pour la 1 ère fois le nom de Bahreïn alors connu sous l’appellation de Dilmun. Le roi d’Uruk (Irak) était en quête du secret de la vie éternelle : tenant dans ses mains une huître, ses quelques vers témoignent du trésor enfin trouvé : « Il existe une plante comme l’épine / elle pousse au fond des océans / son épine te piquera les mains / comme fait la rose / si tes mains arrachent cette plante / tu trouveras la vie nouvelle. »
Cette « plante » dont il parle était une huître et son joyau d’éternité la fine perle en son cœur.
La recherche de perles était à ses balbutiements ; elle perdure encore de nos jours.

Jacques-Théodule Cartier (1884-1942) avec des négociants de ces diamants de la mer. Photo © DR

Un essor dû à la maison Cartier

Réputés comme étant les plus beaux au monde par leur pureté et leur qualité, ces « diamants de la mer » que sont les perles ont offert au pays un rayonnement mondial, grâce aux soutiens de grands joailliers.

En 1847 Louis-François Cartier (1819-1904) fonde son entreprise de joaillerie sous le règne de Louis Philippe. Son fils Alfred (1841-1925) s’installe en 1899 au 13 rue de La Paix. Au début du XXe siècle se poursuit l’essor de la maison Cartier auprès des plus grandes fortunes et têtes couronnées. Ses descendants (Louis Joseph (1875-1942), Pierre-Camille (1878-1964) et Jacques-Théodule Cartier (1884–1942) poursuivent son rayonnement à l’international.

C’est lors d’un déplacement vers l’Inde à la recherche des plus belles pierres que Jacques-Théodule s’arrête en 1911, au Bahreïn. Il y rencontre le cheikh Isa bin ali Al Khalifa qui lui fit découvrir, outre l’hospitalité locale, les perles de son pays. Et le bijoutier de ramener en France ce trésor nacré pour en faire des parures. Depuis cette époque, la maison Cartier est réputée pour son travail de perles naturelles associé à des matières joaillières, créant ainsi des pièces inventives pour les grands de ce monde. La reine d’Angleterre notamment porte les perles Dana (au moins 5 mm) en diadème.

Les rues historiques de Muharraq, capitale de la perle naturelle du Moyen Orient. Photo © BTEA

Muharraq, la capitale de la perle

C’est en 2012 que la route de la perle a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ; l’activité perlière étant le témoignage encore vivant d’une économie insulaire et d’une tradition millénaire. Pas moins de 3 grands bancs d’huîtres situés dans les eaux territoriales du nord de Bahreïn, la pointe sud de l’île de Muharraq, un ensemble de 9 bâtiments historiques et structures architecturales composent ce patrimoine autour de la perle.
L’ancienne capitale au nord de Bahreïn, Muharraq, faisait vivre 20 à 30 000 personnes directement ou indirectement de ce commerce de la perle. Puis est venue en 1930 la grande dépression, la découverte des puits de pétrole et la concurrence des perles japonaises qui ont mis à mal cette économie ; ne laissant derrière elle que l’histoire de maisons de pêcheurs ou de négociants, seuls vestiges historiques de ce passé fleurissant.

Uniques au monde, de vraies perles naturelles (pas de culture) !

Embarqués sur leurs traditionnels boutres appelés ‘dhows’ (type de voilier arabe traditionnel en bois gréé avec des voiles triangulaires), les pêcheurs sont partis des siècles durant à la recherche des perles via un plongeon de 4 à 5 minutes en apnée. Celles-ci sont un mécanisme d’un processus naturel d’autodéfense : si un corps étranger ou un parasite attaque le coquillage, celui-ci se protège en l’entourant d’une couche de nacre qui grossit jusqu’à devenir une perle. La couleur extrêmement pure est due aux différentes sources d’eau salée et douce du golfe arabique lesquelles jaillissent le long des côtes.

La perle naturelle du Bahreïn se mérite, il faut ouvrir près de 100 huîtres pour trouver le trésor ! Photo © DR

Et si vous voulez vous même trouver une perle ? La plongée au Bahreïn vous en offre la possibilité : vous partez en plongée bouteille avec des pros’ au milieu des barracudas, tortues et raies. Vous pouvez pêcher jusqu’à 60 huîtres par personne et si l’une d’elles contient une perle, c’est le jackpot car vous pourrez la garder.

Mais les jeux ne sont pas encore faits, il faut ouvrir en moyenne 100 huîtres pour trouver une perle !

Comment se rendre au Bahreïn et trouver ses perles

Les perles naturelles sont proposées par les grands joailliers dont historiquement Cartier !

Dés que les routes aériennes et les frontières seront ouvertes, plusieurs tours Operateurs auront des packages :

  • Directours,
  • Intermèdes,
  • Worldia,
  • Aya Désirs d’Orient,
  • FTI.

Les perles naturelles sont proposées par les grands joailliers dont historiquement Cartier !

Dés que les routes aériennes et les frontières seront ouvertes, plusieurs tours Operateurs auront des packages :

  • Directours,
  • Intermèdes,
  • Worldia,
  • Aya Désirs d’Orient,
  • FTI.

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