Culture

20 films de Duels à voir : de l’Honneur à la Justice, du héros au mythe

Auteur : Olivier Olgan
Article publié le 8 juillet 2024

Des Trois Mousquetaires au trio Federer-Nadal-Djokovic, de Hector vs Achille à Ali vs Forman, le « combat singulier » porte les protagonistes au paroxysme de leur ascension – ou déchéance – héroïque. Remarquablement théâtral par sa codification précise, « Duels, l’art du combat » se nourrit  de représentations mythiques et fictionnelles, au cœur de l’exposition et catalogue Infine remarquables au Musée de l’Armée jusqu’au 18 août. Aux centaines de références mettant en scène des « front contre front » ponctuels, Olivier Olgan en a retenu 20 où le duel structure le notion à la fois dramatique et floue de l’Honneur pour construire un modèle héroïque.

Scaramouche, de George Sidney, 1952

Les Duellistes, de Ridley Scott, 1977

Le Dernier Duel, de Ridley Scott, 2021

Par l’épée, de Jeremy Kagan, 1991

When We Were Kings, documentaire de Leon Gast, 1996

Une affaire d’honneur, de Vincent Pérez, 2023

Et pour quelques dollars de plus, de Sergio Leone, 1965

Rush, de Ron Howard, 2013

La Légende de Zatoïchi, le masseur aveugle, de Kenji Misumi, 1962

Warlock (L’Homme aux colts d’or), d’Edward Dmytryk, 1959

Opération dragon, un film de Robert Clouse, 1973

Fight Club, de David Fincher, 1999

Le Bossu, de Philippe de Broca, 1972

Le Grand Duel, de Giancarlo Santi, 1972

Highlander, de Russel Mulcahy, 1986

Kill Bill (1 et 2), de Quentin Tarantino, 2002/2004

Battle of the Sexes, de Jonathan Dayton et Valerie Faris, 2017

The Duel, de Dylan Sprouse, 2024

Battle of the Year, de 2013

The Quick And The Dead, de Sam Raimi, 1995

Olivier Olgan.

Pour aller plus loin

Jusqu’au 18 août, Duels l’art du combat, au Musée de l’ArméeCatalogue Infine (336 p. 35€)

Après l’éclairante « Victoire, la Fabrique des héros », l’exposition explore – dans la perspective des épreuves d’escrime des Jeux Olympiques – le ressort millénaire du duel qui irrigue sociétés civiles et militaires, sur tous les continents et à toutes les époques, entre mythe et rite.

Ritualisant la violence – sans pour autant l’effacer – « ce combat singulier » participe d’ une esthétique de l’honneur et du respect de l’autre, par armes interposées – à mains nues ou à cheval,  de l’épée à la raquette de tennis – nourrissant le désir ou le fantasme d’un héroïsme collectif.
Une vingtaine d’experts éclaire le sens et la portée de ces représentations d’une violence encadrée et sur la façon dont se créent des modèles héroïques autour de trois questions : Qui, Où et Quand ?

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