Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du bois

Dans l’atelier de L’Etoile-sur-Rhône dans la Drôme comme dans les expositions de la journée de la Marqueterie ou bien à Ob’Art, « Mannequin Papillon », l’œuvre majeure d’Audrey Fasquelle prend toute la lumière. Et captive les regards. Invariablement.

Le bois « mis à nu »

Ce buste de femme est une sculpture sur bois, incrustée de détails de marqueterie. « Au départ, il s’agissait de créer un mannequin de couturière pour les essayages de vêtements. Avant de commencer le travail proprement dit sur le bois, il m’a fallu étudier la morphologie. Il ne s’agissait pas simplement de faire une œuvre mais que ce mannequin puisse respecter les justes proportions d’un buste de femme » explique Audrey 29 ans arrivée dans cette dévorante passion pour la marqueterie presque par hasard et qui a créé son propre atelier « Ride The Wood ».

Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du boisMannequin aux Papillons

« Au départ je me destinais à l’ébénisterie, au travail du bois. C’est à travers ma formation que j’ai découvert la magie de l’assemblage des différentes essences pour composer un tableau. En commençant, sincèrement, je pensais ne pas être suffisamment minutieuse pour aller jusqu’au bout de mes propres inspirations » explique-t-elle.

Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du bois

Présentoir à Verres

Des compositions à la demande

Aujourd’hui, diplômée de marqueterie d’art et reconnue, elle a chassé les doutes de ses débuts pour se plonger dans les textures des différentes essences et composer, à la demande les tableaux les plus audacieux. « Le veinage du bois est à lui seule une œuvre, une proposition artistique. Après, c’est avant tout une notion de bon assemblage entre différentes essences, différentes nuances qui peuvent se correspondre. Ou pas du tout. Ce travail de création est captivant. C’est une exploration permanente de ce qui peut exister comme support » poursuit la jeune femme, originaire de Haute-Garonne et désormais établie dans la Drôme.

Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du bois

Paravent Christophe et Audrey

« J’adore travailler à la commande, mettre en scène et réaliser le projet que l’on me soumet, en interprétant fidèlement cette projection à partir des différentes petites pièces de bois. Il me faut entrer dans l’esprit de celui qui passe la commande. Dans la création, en ce moment, je me sens comme un tatoueur » poursuit-elle. Ainsi donc les clients arrivent-ils dans l’atelier avec parfois un vague dessin qu’il faut recrayonner, ajuster et le plus souvent proposer le motif définitif.

Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du bois

Bol mozaic, tourné à l’occasion de l’Art et la Matière 2017, vendu aux enchères 180€ 

Dans la communauté des snowboarders

Et les esthètes du snowboard ne s’y sont pas trompés. Renseignés par le bouche-à-oreille collaboratif, les dingues de hors-piste dans la poudreuse débarquent du Dauphiné voisin pour faire customiser leur planche de neige favorite. Ce type de création originale fait sensation au pied des pistes, au restaurant d’altitude ou en télécabine. « J’ai déjà réalisé plusieurs mini-séries de snowboards pour des boutiques. Et je travaille actuellement sur une série complète comprenant un snowboard, une paire de skis, la façade d’une guitare. Tout un univers à créer » poursuit-elle en traçant sa propre piste, en surfant sur les veines du bois.Audrey Fasquelle, Ride the Wood, surfe sur les veines du boisWood snowboard