Bicyclette électrique… Coleen, pour vous ébahir

Une startup est généralement le produit de beaucoup de talents et d’encore plus d’audace. Audrey Lefort et Thibault Halm, deux jeunes gens originaires du Pays Basque qui aiment le sport et l’aventure, n’en manquent pas. Ils ont décidé d’unir leurs ressources économiques et intellectuelles pour concevoir, fabriquer et vendre la Tesla du vélo électrique. Coleen, le résultat a de quoi ébahir.

Bicyclette électrique… Coleen, pour vous ébahir

Le Coleen, élégance et sportivité… Photo © DR

Coleen est d’abord une réussite esthétique. Les lignes sont pures, la sellerie adopte un cuir pleine fleur cousu main directement sur le guidon. Les freins, les pédales ou les freins à disque semblent taillés sur mesure dans un bloc d’aluminium poli jusqu’à l’éclat. Les roulements sont animés par une courroie autrement plus classe qu’une chaine traditionnelle bien graisseuse. Le cadre et la fourche sont en carbone. Et la batterie dissimule ses défauts esthétiques très soigneusement dans le cadre. Le journaliste de Singular’s n’était pas peu fier juché sur son destrier, faisant semblant de ne pas voir les regards admiratifs lancés par les automobilistes jaloux et les piétons envieux. A chaque coup de pédale, il avait l’impression de s’envoler.

Bicyclette électrique… Coleen, pour vous ébahir

Les deux modèles : Le New Age (blanc)/vitesse de pointe de 25 km/h et Cold Wave (noir)/vitesse de pointe 45 km/h. Photo © DR

Design spécifique et fabrication exclusive

Audrey et Thomas ont beaucoup œuvré pour réussir leur engin. Chaque pièce a fait l’objet d’un design spécifique et une fabrication exclusive. L’assemblage final est effectué dans les ateliers de l’entreprise à Bayonne, sur les rives de l’Adour au Pays Basque, l’autre grand amour de Thomas et d’Audrey qui ont profité des routes merveilleuses du littoral, d’Hendaye jusqu’aux Landes pour peaufiner leur engin. Et le résultat est à la hauteur. Coleen pèse 18 kilos, plus que les cycles du Tour de France, mais nettement moins que la concurrence électrique ou même que l’un de nos chers Velibs qui accusaient 23 kilos sur la balance. Forte de 42 cellules, la batterie assure une centaine de kilomètres, soit un quart de plus en moyenne que la plupart des cycles électriques. Au cours d’une randonnée, le cycliste peut la recharger directement depuis une prise astucieuse positionnée sur le cadre en profitant d’une pause, ou l’embarquer pour la brancher sur le secteur.

Bicyclette électrique… Coleen, pour vous ébahir

Thibault Halm, dans son atelier. Photo © DR

Le « tout connecté »…

Nos deux « startupeurs » ne pouvaient pas non plus éviter la mode du tout connecté qui agite le monde de l’industrie. Le Coleen est équipé d’un système de démarrage baptisé Keyless qui se charge sur un smartphone comme n’importe quelle application. Le vélo détecte le smartphone de son propriétaire dans un rayon de deux mètres pour démarrer automatiquement la batterie. L’application délivre des informations utiles comme le niveau d’autonomie.

Bicyclette électrique… Coleen, pour vous ébahir

Audrey Lefort à la technique. Photo © DR