La Suisse en Rébellion pour Michel Vaillant 2.0

Le pilote héros de bande dessinée, Michel Vaillant, créé par Jean Graton inspire le suisse Alexandre Pesci fondateur de l’écurie de course automobile Rebellion Racing, et de la manufacture de montres Rebellion Timepieces. Et prolonge le mythe.
La Suisse en Rébellion pour Michel Vaillant 2.0

Michel Vaillant Rébellion Opus 6, Editions Graton.

Michel Vaillant est vivant. Sous la plume de Philippe Graton, scénariste et fils de Jean Graton pour une deuxième saison qui compte déjà six opus. Et aussi à travers l’étonnante saga automobile bien réelle d’Alexandre Pesci un jeune capitaine d’industrie, discret mais hyperactif. Il a révolutionné le sport automobile en Suisse et aussi l’horlogerie traditionnelle en lançant Rébellion marque de grand luxe et de haute technologie.

La Suisse en Rébellion pour Michel Vaillant 2.0

Rebellion T-1000 Gotham. © DR

Tout cela n’existait pas voici dix ans. Ni l’écurie suisse de course automobile Rebellion Racing, ni la manufacture des montres Rebellion Timepieces. Mieux ! Au départ de cette expérience, Alexandre Pesci n’avait aucune espèce d’expérience en horlogerie et en automobile. « C’est en fait l’histoire d’une double passion pour les automobiles et pour les belles montres. Nous sommes partis d’une feuille blanche. Il nous a fallu investir beaucoup de temps et d’argent. Surtout, il nous a fallu trouver les bonnes personnes capables de faire avancer ces projets à grande vitesse et dans la bonne direction. C’est essentiel d’avoir les bonnes personnes pour réussir » explique Luc-François Besson, directeur des ventes de Rebellion Timepieces et proche d’Alexandre Pesci. « Naturellement, Michel Vaillant prend une grande place dans tout ça. Cette bande dessinée a bercé notre enfance, celle d’Alexandre, la mienne et celle de quelques autres personnes de notre équipe » poursuit Luc-François Besson qui raconte  avec enthousiasme, comment en juin 2017, l’écurie Rébellion a pu inscrire aux 24 heures du Mans deux  voitures » Vaillante-Rébellion » et comment elles ont pu participer à l’épreuve d’endurance. Cerise sur le capot, Alexandre Pesci a réussi à convaincre les organisateurs de l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) de lui laisser le numéro 13, le numéro fétiche de Michel Vaillant. Et aussi le numéro 31 pour la seconde voiture (13 inversé) qui se classera 16ème.

La Suisse en Rébellion pour Michel Vaillant 2.0

Luc-François Besson sur le stand Rébellion du GIMS (Genève international Motor Show) avec la Vaillante numéro 2 qui a couru Les 24 h du Mans 2017. Photo © CG Topsud News

Vaillante, quand la réalité dépasse la fiction

Toujours en 2017, Rebellion a enlevé le titre de champion du monde d’endurance dans la catégorie LMP2 et Philippe Graton a signé et publié le sixième opus intitulé, cela ne s’invente pas, « Rébellion » comme un hommage à la résurrection de Michel Vaillant dans le monde des nouvelles technologies. Car la Vaillante est désormais ultra connectée. Elle tire sa foudroyante énergie de deux piles à combustible pour alimenter un moteur électrique pour doubler les Porsche. Et les suspensions sont désormais gérées par un programme informatique. Pour les essais, un drone suit la voiture pour détailler le comportement du châssis suspendu et restituer, le cas échéant, les sorties de route. A Lonay, dans le sillage immédiat de la bellissime ville de Lausanne, la réalité dépasse la fiction de Michel Vaillant. Déjà ! C’est dans cette petite ville qu’Alexandre Pesci a installé son écurie de course et aussi son atelier de construction horlogère de grand luxe. « L’année après le lancement de l’écurie, en 2008, Alexandre a décidé de se lancer aussi dans l’horlogerie. En passionné des belles choses et de montres, il s’est demandé ce qu’on pouvait amener à l’horlogerie. Et il s’est mis à travailler. Nous avons constitué une équipe et aujourd’hui nous sommes capables de fabriquer trois collections différentes, le plus souvent en série limitée. Les prix vont de 5000 FS hors taxes à 1 million de FS pour la Magnum Saphir.

La Suisse en Rébellion pour Michel Vaillant 2.0

Weape-One, édition limitée de 10 pièces. © Dr

Des montres typées racing, en matériaux précieux et technologiques

Nous travaillons des matériaux précieux, comme le carbone forgé que l’on retrouve aussi dans l’univers de l’automobile et nous avons mis au point des mécanismes inédits et modernes. Toutes nos montres sont très typées racing. Elles gardent l’ADN de la course automobile » poursuit Luc-François Besson qui vantent les mérites de ces échanges de haute-technologie entre deux univers qui s’enrichissent mutuellement. Et qui peuvent aussi s’appuyer sur le savoir-faire mondial de Lemo dont Alexandre Pesci est, aussi, le PDG. L’entreprise familiale, fondée en 1946 est installée à Ecublins toujours prés de Lausanne. Discrète mais technologiquement ultra-pertinente, la firme est considérée comme leader mondial en matière de connexion de pointe. Elle emploie 1600 personnes réparties dans 27 filiales dans le monde pour relever les défis technologiques de 100 00o clients. Lemo équipe désormais les bolides de la formule E et de la formule 1 bardées de capteurs, de câblages, de connecteurs pour faire remonter les informations aux machines intelligentes. Là encore. Et plus que jamais.  Michel Vaillant n’est pas bien loin. Mais dans sa version 2.0 !