Pecqueur, retour d’une révolution de la haute horlogerie française

Un prototype de montre révolutionnaire circule ces temps-ci auprès d’investisseurs pour remettre en orbite le haut de gamme français sur le marché de l’horlogerie de luxe en expansion exponentielle. Il suffisait de se souvenir de l’invention d’un génial ingénieur du XIXème siècle, Onésiphore Pecqueur, remise au goût du jour…

Pecqueur, retour d’une révolution de la haute horlogerie française

Au coeur d’une Pecqueur, l’invention d’Onésiphore Pecqueur appliquée aux deux cadrans différents d’un pendule marquant le temps sidéral et le temps moyen. Photo © DR

Quoi de plus « normal »… qu’une révolution ?

Le mot « révolution » fait peur. Etymologiquement, il ne désigne pourtant que le bon ordre du monde sous la régulière rotation des astres. En cette harmonie cosmique, Platon puisait son modèle d’organisation sociale. C’est ainsi… pourrait-on dire non sans quelque malice, qu’un inventeur au prénom tombé d’on ne sait quelle planète, Onésiphore Pecqueur (1792-1852), reçut en 1823 la médaille d’or de l’industrie française pour avoir trouvé, tenez-vous bien : « la solution d’un problème de transmission d’engrenages avec des degrés de vitesse exprimés par des nombres premiers qui surpassent le nombre de dents qu’il est possible de tailler sur la circonférence d’une même roue »… Notre Onésiphore applique immédiatement son nouveau paradigme à deux cadrans différents d’un pendule marquant le temps sidéral et le temps moyen. Cela ne lui suffit pas, le critère d’évaluation de toute mécanique étant le principe de moindre friction : aussi tire-t-il de son premier brevet le Différentiel qui portera son nom dans l’Histoire et permettra d’harmoniser la rotation décalée des roues motrices d’un même essieu qui, en virage, ne tournent évidemment pas à la même vitesse. Vous avez compris : sans Onésiphore Pecqueur, l’automobile ne fonctionnerait qu’en lignes droites, n’existerait donc pas… Tout cela en partant de l’atelier d’horlogerie.

 

Pecqueur, retour d’une révolution de la haute horlogerie française

Le coffrage d’une PECQUEUR est dessiné par Peugeot Design Lab. Photo © DR

Un modèle d’intelligence des forces en tous domaines

En 2012, deux entrepreneurs reprennent le brevet Pecqueur et en tirent un différentiel à cadrans susceptible de modéliser de nouvelles techniques mécaniques et intellectuelles – mécaniques donc intellectuelles, devrait-on dire couramment. C’est ce que propose l’entreprise PECQUEUR CONCEPTUALS, dont le pivot paradigmatique peut fonctionner aussi bien en horlogerie qu’en futur cyclisme, en communication ou management, voire en socio-politique, et autres domaines d’application dont on n’a pas encore idée, mais dont la montre, déjà réalisée, donne l’image démultiplicatrice. Même les couples devraient s’en inspirer, et le jeu de mots s’impose : cette montre… démontre que les différences peuvent s’articuler pour le bien à la fois particulier et collectif de chaque roue, de chaque mouvement, individu, groupe, entre eux. Visitez le site PECQUEUR et observez les vues de profil et en surplomb de cette montre une fois dénudée de son coffrage dessiné par le même Peugeot Design Lab qui venait de créer un stupéfiant piano PLEYEL effilé façon hors-bord comme pour mettre la vitesse en musique et réciproquement. On voit, sur le prototype horloger, une même courbe géométrique correspondre à une infinité de mouvements déduits les uns des autres par une translation du temps.

Pecqueur, retour d’une révolution de la haute horlogerie française

Photo © DR

Du poignet aux quatre coins de la galaxie

Dès lors, avec cette montre au poignet on verra simultanément sur deux cadrans l’heure du domicile et celle du second fuseau qu’on souhaitera, sans avoir à calculer, ajouter ou retrancher d’heures. Mieux encore, et c’est la beauté d’entrailles de toute exactitude mécanique qui nous est livrée : la simplicité de lecture n’occultera pas la sous-jacente complexité qu’implique la mise en musique de pas moins de 311 composants, dont 48 rubis. D’où une vision en condensé du couplage et découplage démultipliés, depuis chez soi jusqu’aux astres. En faisant tourner les fuseaux horaires, l’embrayage vertical qu’anime la roue motrice de cette structure mécanique produit une forme de huit couché, fameux infini à l’horizontale dont la rotation s’effectue sans friction, concrétisant une loi fondatrice des mécaniques différentiables, à savoir : que la vitesse initiale s’avère suffisante pour que l’énergie totale dépasse l’énergie potentielle et que la vitesse ne s’annule jamais. On dirait le perpetuum mobile qui tient l’Univers…
Convenons que l’efficacité technique procure une immense stimulation intellectuelle.