Culture

Stephen Dean rêve d’une harmonie crescendo de la couleur

Auteur : Marc Pottier, Art Curator basé à Rio de Janeiro
Article publié le 22 janvier 2024

[Découvrir les artistes d’aujourd’hui]  Avec comme devise « Les couleurs sont une rivière, je remonte à sa source », l’artiste autodidacte franco-américain Stephen Dean affirme un nomadisme qui aime franchir toutes sortes de frontières. Toute son œuvre, de ses aquarelles, sculptures, en passant par ses films et ses installations, est liée à la « physiologie et l’anthropologie de la couleur ». Cette exploration infinie des liens entre lumière et perception conjugue pour Marc Pottier l’inattendu avec une imagination qui se moque des contraintes. En détournant des objets ou des environnements existants, il se concentre sur l’immédiateté de la couleur et sa capacité à précéder le langage.  Son œuvre ‘Crescendo’, présentée dans la Basilique de Saint-Denis jusqu’au 29 septembre 2024 constitue une magnifique opportunité de découvrir sa dernière utopie colorée.

 

Stephen Dean Accounts, 2001 paperback books Photo Stephen Dean Studio

La couleur est l’endroit où notre cerveau et l’univers se rencontrent.
Paul Klee (1879 – 1940)

Les couleurs qu’utilise Stephen Dean, artiste Franco-Américain, né en 1968 à Paris, sont généralement pures. Ses compositions n’intègrent ni éléments figuratifs ni gestes de l’abstraction lyrique. Seule la technique peut parfois entrer dans la danse comme c’est le cas quand il utilise des verres de vitraux dichroïques (comme pour « Crescendo » à la Basilique de Saint-Denis) ou quand il travaille sur la polychromie saturée de signal thermique.  Les œuvres visent un minimalisme concentré en quelques éléments.

J’utilise des systèmes chromatiques très différents. Certains sont optiques, d’autres géographiques ou purement allégoriques, certains sont organisés en une multitude de points cardinaux . Je tiens à ce terme de « point cardinaux » pour penser la couleur comme un ensemble de destinations plutôt que des enjeux d’opposition ou de complémentarité.
Stephen Dean.

La couleur et un support créent l’œuvre

Stephen Dean, VOLTA ( 2003 ) 9 min. Art of Sport, Copenhagen Contemporary 2022 photo David Stjernholm

Des aquarelles sur des mots croisés ou des cartes météorologiques, des échelles installées flottantes dans l’espace, des interventions sur des murs de rue, des drapeaux-collages, des films qui sont à la limite du reportage, une édition de montres avec Swatch (Hommage aux nuanciers de peinture domestique de la marque française Ripolin) …

Toutes mes œuvres expriment la fascination pour la couleur, pour sa force à échapper aux définitions. La lumière et la couleur sont les matériaux avec lesquels je sonde les liens entre la perception consciente et inconsciente. 
Stephen Dean

Stephen Dean, Crosswords, 2017, PS 889 IS 889, Brooklyn – Percent for Art NYC. Photo DR

La couleur s’adapte aux circonstances

L’artiste n’est jamais là où on l’attend. Si ses sources d’inspirations peuvent être liées aux artistes de l’histoire de l’art, bien entendu concernés par la couleur, son œuvre contemple toutes les formes d’expressions. Ainsi, l’installation performance  » Around the Corner  » imaginée par Stephen Dean en 1996 pour l’exposition « Walk on the SoHo Side » dans les rues de Soho à New-York, fut comme un dialogue invisible entre lui et tous ceux qui interviennent sauvagement dans les espaces extérieurs de Manhattan. A un angle occupé par des immeubles désaffectés où se trouvait une cabine téléphonique, il a imaginé une composition à la John Baldessari (1931-2020) d’éléments géométriques autocollants avec les couleurs primaires. Il les a distribués sur les murs des façades déjà recouvertes de publicités nombreuses, tout comme sur la cabine téléphonique. L’occultation de parties des murs déjà recouverts d’images de publicités et d’annonces en tous genres a donné lieu à des cadrages variés avec des choix et des rejets, des mises en exergue…

Stephen Dean Around the Corner (phonebooth), 1996 Photo Stephen Dean Studio

Son geste simple de collage coloré a complété, détourné, valorisé, annihilé et exalté le « support » (mur et cabine téléphonique). Tous les apports de couleurs de Stephen Dean, en transformant les lieux, conduisaient vers des ailleurs, des surprises dans l’espace public.

Stephen Dean Pulse, 2001 (extrait de video) Photo Stephen Dean Studio

Au menu : déplacement et adaptation.

L’exaltation des surfaces a créé un ballet quotidien entre une population invisible qui, chaque nuit, recouvrait la composition colorée avec de nouvelles publicités diverses ou annonces culturelles. Cette interaction spontanée obligeait l’artiste à repenser chaque jour son projet créant ainsi une œuvre évolutive s’adaptant à ces toiles de fond toujours différentes, comme un heureux hasard entre la vie de la ville qui ne dort jamais et le « chaos organisé par la couleur » de Stephen Dean.

 J’aime m’immerger dans des contextes où l’art n’est pas toujours une évidence autant que de peindre avec ce qui tient dans ma poche, du papier à cigarette et une boite de couleur.
Stephen Dean

La couleur comme une ‘série de destinations

Stephen Dean, Target, 2022 Photo Stephen Dean Studio

En nous confiant ses motivations, l’artiste entre dans le vif de la réalité optique complexe de la couleur où s’imbriquent beaucoup de références, des discussions scientifiques aux visions spirituelles : Le Traité des couleurs, l’ouvrage controversé de Johann Wolfgang Goethe (1749-1832) déclenche une querelle avec Newton et Schopenhauer, où s’affrontaient, au cœur de la couleur, la lumière d’un côté et la nature de l’autre.

Mais Stephen pense aussi au ‘Medicine wheel’ (roue médicinale) des Lakotas, tribu autochtone américano-canadienne principalement basée dans le Dakota. Pour eux, la « roue médicinale » est un symbole sacré utilisé pour représenter la connaissance spirituelle et une connexion avec tout ce qui existe dans l’univers. Elle est constituée d’un cercle au centre duquel est tracée une ligne horizontale et verticale. Quatre parties représentent diverses entités (buffle, wapiti, éclair…), les quatre saisons et, symbolisés par les couleurs noir, rouge, jaune et blanc, elles représentent aussi la diversité des nations.

Ce ne sont pas des inspirations isolées, Il s’agit de puiser dans des sources éloignées pour les mélanger, les entrechoquer . Ce sont de véritables dynamiques !
Stephen Dean

Stephen Dean, Ladder descending a staircase, 2014, Rice University, Houston, Texas Photo Nash Baker

L’énergie de la couleur précède le langage

 La vraie peinture nouvelle commencera quand on comprendra que la couleur a une vie propre, que les infinies combinaisons de la couleur ont leur poésie et leur langage poétique beaucoup plus expressifs que par les moyens anciens. C’est un langage mystérieux en rapport avec des vibrations, la vie même de la couleur. Dans ce domaine il y a de nouvelles possibilités à l’infini.
Sonia Delaunay 

Stephen Dean Untitled (Crosswords), 1998 aquarelle sur papier journal Photo Stephen Dean Studio

Durant notre interview, Stephen pourrait faire sienne la citation de Sonia Delaunay en pointant du doigt son paysage Contrastes simultanés, 1912 “ où la coloriste s’inspire de la loi du « contraste simultané » élaborée en 1839 par le chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) : Le ton de deux plages de couleur paraît plus différent lorsqu’on les observe juxtaposées que lorsqu’on les observe séparément, sur un fond neutre commun. Ce paysage est contemporain de la série des Fenêtres de Robert Delaunay, également centrée sur la recherche de construction de la forme par la couleur. Le motif de la tour Eiffel, qui se dresse stylisée au cœur de la composition, est suggéré par la juxtaposition de deux facettes vertes qui surmonte une mosaïque des plans se recouvrant les uns les autres, à la manière d’un patchwork de tissus.

Les différents supports sont perçus comme des séries, mais ce sont avant tout des permutations autour de l’idée que la couleur précède le langage. Du point de vue du procédé, elles partagent toutes le même point de départ. Qu’il s’agisse d’une installation ou d’un film, tout commence par une aquarelle. Un mélange de tons pas plus grand qu’une goutte d’eau contient déjà tellement d’informations.
Stephen Dean

Stephen Dean, Hazard of Frontiers, 1995 Photo Stephen Dean Studio

La couleur comme symbole d’universalisme et de paix.

En 1995, pour sa participation à l’exposition off Biennale de Venise ‘Avant-garde Walk a Venezia’, Stephen avait installé dans le jardin d’un palais de San Marco  » Hazard of Frontiers « , un labyrinthe-palissade en tissus composé de collages -assemblages aléatoires de motifs constitutifs de drapeaux du monde entier (rares éléments ‘figuratifs’ dans son œuvre). Il s’agit bien d’une quête de nouveaux accords, en déstructurant les frontières, en brouillant les symboles pour créer ainsi de nouveaux pays dont les « devises » seraient de trouver de nouvelles harmonies.

Stephen Dean, Hazard of Frontiers, 1995 (détail) Photo Stephen Dean Studio

Cette utopie évoque Alighiero Boetti (1940 – 1994), le père italien de l’art conceptuel après-guerre et figure incontournable de l’Arte Povera. En Afghanistan, Alighiero Boetti avait découvert le travail des brodeuses, gardiennes d’un savoir-faire ancestral et leurs avait demandé de confectionner des cartes du monde, dans lesquelles chaque pays est illustré par son drapeau. Avec ‘Tutto’ (Tout) en 1987, tapisserie comportant 84 couleurs, les brodeuses ont réparti des milliers de motifs, abstraits ou figuratifs, dessinés d’après des journaux ou des magazines. Juxtaposées au hasard, les formes saturent la surface pour donner naissance à un chaos de figures à peine reconnaissables. À l’instar de l’Univers, l’œuvre évoque l’unité et la multiplicité, la cohésion et la dispersion, l’harmonie et la dissonance.

Si Stephen est plus ‘économe’ et plus minimaliste avec ‘sa’ couleur, souvent seule en jeu, l’esprit est le même et derrière des œuvres apparemment ‘simples’, se concentre toute une dynamique de symboles et d’utopies.

Le cheminement du tableau, de sa conception à sa mise en scène, est un modus operandi qui me passionne et j’ai souhaité le transposer hors de l’atelier dans la cacophonie du monde.
Stephen Dean

De l’immédiateté de la couleur

Stephen Dean Untilted (Crosswords), 1999 aquarelle sur papier journal, Photo Stephen Dean Studio

« Mes aquarelles autant que mes films et installations sont liés à la physiologie et l’anthropologie de la couleur. Détournant des objets ou des situations existantes, je me concentre sur l’immédiateté de la couleur et sa capacité à précéder le langage. L’idée que la couleur comme la musique précède les mots me poursuit depuis mes premières peintures » précise l’artiste, pour qui la vidéo et les installations se sont avérées être des médiums plus juste pour pousser cette transformation jusqu’ à la limite de l’hypnose.

Cette quête d’énergie est une exploration permanente dont j’extrais des motifs puisés dans le quotidien côtoyant l’abstraction et le rythme. Fusionnant ces recherches, mes œuvres s’éloignent des événements qui les inspirent, mais en privilégient la rumeur. Ils capturent les ondulations du réel sans en être un calque. Le temps et la vibration de la couleur y sont dilatés ou comprimés, comme on comprime l’air pour lui donner un autre état.
Stephen Dean

Stephen Dean, Untitled (Crosswords), 1999 aquarelle Photo Stephen Dean Studio

La lumière et la couleur sont indissociables.

Bien entendu pour lui lumière et couleur sont les deux faces d’une même pièce, il l’affirme en disant :« La lumière est une constante alors que la couleur est en mouvement perpétuel, cependant les deux sont indissociables. Au-delà de l’observation de phénomènes optiques, la compréhension de la lumière dans le champ de la physique comme dans celui de la philosophie a toujours permis d’appréhender notre univers … depuis que la lumière divine entrait dans nos yeux puis ressortait par la pupille pour éclairer le monde, jusqu’à la lumière invisible qui existe dans la nature sans être perceptible par l’œil humain.
C’est par ces vibrations que je saisis la couleur comme un code et un signal ».

Un regard au-delà du visible

Les nouvelles technologies ne sont pas étrangères à ses recherches. Ainsi en 2009 lors d’une résidence au Tokyo Wonder Site, Stephen a travaillé avec la technologie de l’image thermique qui rend visible l’invisible en traduisant en couleur des informations de température et permet, entre-autre, de documenter des scènes de la vie courante. Stephen a travaillé sur les foules de la ville en interprétant les couleurs de la vie quotidienne.  L’ensemble de ses prises de vues (les rushs) a donné un corpus de travail malléable qui prend des formes diverses au gré des lieux et des installations telles que les vidéo Fever (un regard au-delà du visible), les multi projections de Trampolines (Villa Medici, Koldo Mitxelena/San Sebastian, ESAM de Caen) ou d’œuvres plus monumentales en projection extérieure comme ce fut le cas avec ‘Dixon’ pour la nuit blanche en 2011 le long des voies de la rue de Rome.

Stephen Dean, Trampolines (extrait de vidéo) ESAM de Caen Photo by Vincent Royer

De la polychromie saturée à la présence archaïque des images

Je m’intéresse à la polychromie saturée du signal thermique autant qu’au flux – tout particulièrement à l’état liquide Lorsqu’une température en premier plan croise la même température dans l’arrière-plan, celles-ci fusionnent. L’image s’aplatit, en résulte une image en 2 dimensions.  Alors qu’il s’agit de technologie élaborée, poussant les frontières du visible, les images ont une présence archaïque », commente l’artiste.

Dans ce cas, c’est la caméra qui transforme en matériau artistique le matériau trouvé, foule se mouvant ( au gré des mouvements des taureaux ), sans opération ou presque de l’artiste, sinon de monstration. Le matériau n’est plus vraiment monté mais simplement découpé, sans chercher à y recomposer aucune sorte de narration. il est rendu directement abstrait parce que personnages (et animaux) y apparaissent comme des halos concentriques de couleurs qui ne correspondent a rien à ce que l’œil humain voit. Ils sont seuls traduits, au détriments décors où ils se meuvent, qui sont froids et ne sont donc pas captés par l’appareil, du moins si celui-ci est réglé pour être sensible aux nuances de chaleur du vivant.
Eric de Chassey, commissaire, extrait du texte « Le Chaos organisé par la couleur “ pour le catalogue de l’exposition Les Mutants  à la Villa Médicis en 2010.

Stephen Dean Crescendo, 2023 Basilique de Saint Denis Photo Stephen Dean Studio

Crescendo’, un mirage-miracle coloré au cœur de la Basilique des Rois de France

La dernière œuvre-installation de Stephen s’appelle ‘Crescendo’, une échelle-sculpture de 15 mètres de haute mise en suspension dans le chevet de la Basilique de Saint-Denis que le public peut découvrir jusqu’en septembre. La structure en aluminium de l’échelle est nettement tracée par quelques lignes noires. Une fois de plus l’artiste a fait appel aux nouvelles technologies et il a utilisé entre chaque échelon des vitraux dichroïques colorés mis au point par la NASA pour l’exploration spatiale. Son inclinaison dessine à la fois un rayon, un faisceau, une direction. La simplicité de sa forme n’entre pas en conflit avec la richesse de l’architecture mais présente un état proche de la lévitation sur un équilibre de lignes et de couleurs résolu par la lumière.

En s’élançant dans l’espace du chevet, l’œuvre est à la fois très présente mais aussi invisible car dédiée au rayonnement de la lumière. Cette sculpture lumineuse colorée change à chaque instant du jour, comme un film sans fin qu’aucun visiteur ne pourra jamais voir dans son intégralité.

De Suger à la NASA

Stephen Dean Crescendo, 2023 Basilique de Saint Denis Photo Stephen Dean Studio

Ces verres qui ont la propriété de projeter et de réfléchir des couleurs différentes, donnent une apparence instable et un jeu de lumières changeantes. Les vitraux de l’échelle de couleurs monochromes dialoguent et viennent caresser leurs cousins de la basilique qui racontent l’histoire de Saint-Denis conçus par l’abbé Suger (1081-1151) au Moyen Âge, tout comme l’architecture gothique de la basilique. Crescendo invite au déplacement pour découvrir les multiples facettes des projections des nuées chromatiques. Mais l’œuvre invite aussi à s’assoir pour passer du temps à regarder comment elle vit en se transformant sans arrêt.

La connotation musicale de Crescendo prend la mesure ascendante de l’intensité lumineuse célébrant la dimension acoustique de la cathédrale. Trait d’union entre les mondes terrestres et célestes, l’échelle est un symbole présent dans toutes les cultures et nombre de religions. Elle figure dans différents récits tels que ‘ l’échelle de Jacob “, “ le livre de l’échelle de Mahomet “, “ l’échelle du don “ ; on la trouve également dans le bouddhisme et certaines formes de chamanisme. Métaphore littéraire et poétique, elle évoque une dynamique ascendante, unit les opposés et marque un passage spirituel à travers des niveaux initiatiques…

C’est le panneau entier et sa projection sur l’environnement qui changent de couleur globalement : l’effet en devient maximal, se diffractant sur tous les murs, y compris le sol et le plafond, et évoque une sorte de rêve coloré.

C’est une œuvre indéniablement spirituelle (ou assumée comme telle), méditative, grandiose mais modeste prodigieusement intégrée au cadre historique et sacré pour laquelle elle a été conçue. Au vu l’harmonie transcendentale qu’elle rayonne, nous nous prenons à rêver que Crescendo reste de façon permanente. Il serait bien difficile d’imaginer une autre œuvre qui puisse s’intégrer avec autant de perfection dans le chevet de la Basilique des rois de France.
Et vous, qu’en penserez-vous ?

#Marc Pottier

Pour suivre Stephen Dean

Le site Stephen Dean

Expositions en cours et à venir en 2024 

  • jusqu’au 25 février 2024,  ‘Designing the beautiful game’, Exposition collective FIFA Museum, Zurich, exposition itinérante conçue par le Design Museum de Londres. Stephen montre “ Volta “ (vidéo du Maracana)

  • 27 février 2024, Stephen Dean vs. Philippe Piguet au cinéma L’Entrepôt. Présentation d’un ensemble de vidéos, suivi d’une conversation
  • jusqu’ au 29 septembre 2024, Crescendo, Basilique cathédrale Saint-Denis,
  • ARTEMOBILE Automobile, Exposition collective, Museum of Torino, Stephen montre “ Grand Prix “ (vidéo sur le ‘demolition derby’)

 

Œuvres permanentes :

  • Ladder descending a staircase”, 2014 (sculpture échelle) à la Rice University, Houston, Texas –
  • “Proscenium” (Installation de drapeaux), Progressive corporation à Cleveland – 1998
  • “Crosswords”, 2018 (mural) dans le College PS 889 and IS 890 de Coney Island Avenue a Brooklyn NY – 2018
  • Les drapeaux d’arbitre pour l’AS Velasca à Milan sur le terrain tous les dimanches de matchs. et exposés de façon permanente.

Stephen Dean, bandieria, drapeaux d’arbitre pour l’AS Velasca à Milan Photo DR

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