Mécaniques

10 films de sports mécaniques recommandés par Juan-Peter Sedona (Requiem mécaniques)

Auteur : Calisto Dobson (Juan-Peter Sedona)
Article publié le 10 décembre 2022

Après nous avoir répondu aux questions sur son livre hommage aux courses automobiles d’antan, Requiem mécaniques, Singulars a demandé à Juan Peter Sedona (alias Calisto Dobson) son carnet de lecture de films de sports mécaniques pour partager la nostalgie qui innerve son admiration pour les héros de son enfance. De Grand Prix (Frankenheimer) à American Graffiti (Lucas), une douzaine de titres renoue avec l’adrénaline des courses. Moteur !

La course automobile au cinéma ce n’est pas toujours gagné.
Pourtant dès les balbutiements du muet, il est question de courses de voitures.

Quelques bobines méritent vraiment d’être vues et revues.

Grand prix, de John Frankenheimer (1966)

me paraît être le film qui répond le mieux à cette question évoquée par Singulars de nostalgie. Vous y trouvez la quintessence de cette notion. Ses images en split screen, ses prises de vue réelles de grands prix d’époque en font un des films fondateurs de la F1 au cinéma.

Rush, de Ron Howard (2013)

Il aura fallu attendre ce film qui raconte la rivalité entre Niki Lauda et James Hunt lors de la saison 1976 du championnat du monde, pour retrouver un cinéma à la hauteur des enjeux de la Formule 1. Après le projet avorté de biopic sur François Cevert, il en est prévu un sur Gilles Villeneuve.

Le Mans 66 (Ford v. Ferrari), de James Mangold (2019)

Le film réussi relate la guerre à la fois commerciale et sportive et surtout d’égo entre Ford et Ferrari pour la suprématie aux 24H du Mans. Il met en avant la figure oubliée de Ken Miles, un grand pilote décédé pendant des essais, après s’être fait dépouiller de sa victoire au Mans par sa propre écurie.

Speed Racer, des sœurs Wachowski (2008).

Chef d’œuvre incompris et hallucinant, cette adaptation en “live action” d’un manga sur les courses du futur est un véritable ovni cinématographique visionnaire.
Son désastre commercial n’en n’est que plus injuste.

Continental Circus, de Jérôme Laperrousaz (1972)

Ce documentaire sur les courses de motos invisible depuis des lustres relate la rivalité en un champion hors norme soutenu par une usine et un pilote privé qui court sur ses deniers. Prix Jean Vigo 1972 ce film est un parfait condensé d’une époque aujourd’hui disparue.

Jours de tonnerre (Days of thunder), de Tony Scott (1990)

Parfait plaisir coupable, ce Jours de tonnerre se voulait le pendant de Top Gun sur une piste de course. Queue de comète des blockbusters des années 80, il en reste un parfum de pop corn qui ne s’est pas éventé. Il s’agit aussi du film qui a vu naître la romance entre Tom Cruise et Nicole Kidman.

En bonus pour les amateurs de série  B gonflée aux stéroïdes.

Driven, de Renny Harlin (2001).

Un scénario écrit avec les pieds par Sylvester Stallone lui-même acteur dans le film. Quelques prises de vue sur piste à sauver avec en sus une poursuite entre deux formule 1 en pleine ville ! Burt Reynolds en ersatz de Frank Williams le dernier patron d’Ayrton Senna.

 

Sinon les films mettant l’automobile au centre de leur sujet sont pléthores, il s’agit d’un genre à part entière.

Point Limite Zéro (Vanishing Point), de Richard C. Sarafian (1971)

Ce road movie raconte la course folle d’un homme qui dans un défi insensé décide de parcourir plus de 2000 kilomètres à travers les États-Unis en moins de quinze heures. Film culte, il est une influence majeure de Quentin Tarantino pour son très recommandé Boulevard de la mort (actuellement sur Netflix).

Macadam à deux voies (Two-lane blacktop), de Monte Hellman (1971)

Encore une perle de 1971 dans le genre road movie qui a dû inspirer Bruce Springsteen pour sa chanson Racing in the street sur Darkness on the edge of town.

American Graffiti, de George Lucas (1973)

La jeunesse américaine des années 50 et 60 fût obsédée par les voitures. Symbole de liberté et arme de séduction massive. La dernière nuit d’une bande d’adolescents au bord de la vie d’adulte racontée dans un film chorale qui a fait date. Le jeune Harrison Ford y fait ses classes dans un petit second rôle juste avant la déflagration Star Wars. En prime une BO du tonnerre garantie 50’s/60’s.

Larry le dingue, Mary la garce (Dirty Mary, crazy Larry), de John Hough (1974)

Méconnu et à découvrir, un genre de Bonnie and Clyde déglingué. La folle échappée d’un pilote et sa copine qui viennent de braquer un supermarché pour financer des courses de voiture.

Pour le bonus coupable

Driver, de Walter Hill (1978)

Ryan O’Neal, Bruce Dern et Isabelle Adjani dans sa courte période américaine. Actuellement ressorti en salles, il s’agit ni plus ni moins du film qui a inspiré le Drive de Nicolas Winding, avec Ryan Gosling.

En savoir plus sur Juan Peter Sedona

Juan Peter Sedona alias Calisto Dobson : À l’âge de six ans, il arrive dans le sud de la France et fréquente le Grand Prix de Monaco tout le long de son enfance, puis de son adolescence, ainsi que les circuits du Paul Ricard et de Monza. Parisien depuis 1978, il a exercé plusieurs métiers, de la banque, au commercial, à la restauration en passant par l’import de produits audio et audiovisuels pour une grande enseigne de distribution. Il a également été le manager d’un groupe de pop rock et exerce actuellement des fonctions en tant qu’agent de la Ville de Paris. Il contribue à Singular’s depuis deux ans. 

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