Mécaniques

Avec la patinette Egret Pro, on roule en ville pour son argent

Auteur : Robert Mauss
Article publié le 14 juin 2022

L’Egret Pro, la Rolls des trottinettes déboule dans les rues françaises depuis l’Allemagne. La Rolls car entre 1 800 et 2 000 euros selon les points de vente, il faut presque souscrire un crédit pour l’acquérir. Et surtout comme pour la prestigieuse voiture, le journalise de Singulars cherche encore ses défauts après un test complet.

Singulars a testé la patinette Egret Pro dans les rues de Provins Photo Robbert Mauss (3)

La qualité allemande se distingue

N’écoutant que le sérieux de sa mission, l’intrépide journaliste de Singulars a décidé d’arpenter les rues de Provins pour tester cette patinette Egret Pro, assez hors nome. Pourquoi Provins ? La ville de Thibaut de Champagne possède des cotes bien pentues et des rues aussi pavées qu’au Moyen Âge. On ne peut pas dire que l’engin de 20 kilos, lesté de 70 kilos grimpe vers les remparts de la ville avec la grâce d’un félin et l’aisance d’un vainqueur du Tour de France, mais enfin l’Egret Pro fait le boulot et bien mieux que beaucoup d’engins totalement inaptes à gravir une cote sur plus de cinquante mètres.
Evidemment, le prix de l’engin va éloigner de nombreux amateurs. Mais, s’il faut se distinguer sur un marché solidement tenu par des marques chinoises, Xiaomi en tête, autant jouer à fond la carte de la qualité. Et soyons clair, c’est réussi.

La patinette Egret Pro respire la qualité allemande Photo Robert Mauss

Un design simple et solide

D’emblée, l’Egret Pro respire la qualité. Le design est réussi : pas de ces soudures grossières qui défigurent les engins. Les caoutchoucs respirent la qualité. Les câbles sont astucieusement dissimulés dans la poterne (à fixer soi-même après le déballage). Les vis sont protégées par des bouchons. Le port de la recharge électrique profite d’une cache aimantée. Le système de pliage est activé par deux  commandes un peu dures. La platine est large et peut accueillir deux passagers, même si l’affaire est formellement interdite.  En tout, cas on peut poser ses pieds comme on veut.

Un démarrage souple et une conduite aisé

Les fans de techno profitent de l’application maison pour démarrer l’engin en Bluetooth avec un code PIN. Les autres se satisferont tout à fait du bouton start. En appuyant une deuxième fois, l’utilisateur allume les lumières avant et arrière tout à fait  efficaces : elles éclairent correctement la route et ne servent pas seulement à être vu par les automobilistes. Le patineur doit pousser vigoureusement de sa jambe libre pour déclencher le moteur électrique situé à l’arrière. La vitesse étant légalement bridée à 25 km/h, les trois rapports de puissance (1,2,3) ne servent pas à grand-chose. Dont acte. L’Egret Pro se pilote très simplement. Pas d’accélération violente, toujours progressive pas de freinages brusques. Une tenue de route très satisfaisante.

Un engin fiable

Le tableau de bord de l’Egret Pro sans fioriture Photo Robert Mauss

Sur les gros pavés de Provins, les roues gonflables absorbent correctement les vibrations. Egret aurait pu adapter une suspension avant, mais le constructeur affirme qu’un tel accessoire n’est pas nécessaire sur des trajets urbains souvent courts, et qu’il aurait pesé sur un tarif déjà conséquent.  La descente, toujours périlleuse est sécurisée par deux freins parfaitement efficaces, et sans brutalité. La patinette ne dispose pas d’un ralentisseur arrière que l’on manipule du pied, mais de deux freins à disque assortis à deux poignées à droite (AR) et à gauche (AV).  Et au cas où, un avertisseur sonore se révèle parfois utile aux carrefours. Quant aux pavés,  les roues gonflables de cette Egret Pro les absorbent plutôt mieux que beaucoup d’autres engins de la concurrence. A l’arrêt, l’Egret Pro dispose d’une sécurité. Le conducteur fixe une sorte de clé sur le côté qui permet de passer un antivol et d’attacher l’engin à un poteau.

Une autonomie satisfaisante

L’Egret Pro est dotée d’un antivol. Une rareté Photo Robert Mauss

Reste la question toujours essentielle avec les véhicules électriques : quelle autonomie. Egret affirme que son engin peut rouler 80 kilomètres. Peut-être si l’usager pèse moins de 30 kilos et conduit exclusivement sur terrain plat.

Sinon et selon notre test, comptez selon votre poids et votre utilisation entre 40 et 50 kilomètres.

En savoir plus sur Egret

Le site d’Egret pour en savoir plus sur le modèle Pro

  • Vitesse maximum : 25 km/h
  • Trois rapports de vitesse.
  • Autonomie : 80 kilomètres selon le constructeur, entre 40 et 50 selon notre essai.
  • Durée de la charge : 5h30<
  • Batterie garantie deux ans
  • Poids : 22,5 kg
  • Taille 117x62x130 cm
  • Charge utile : 120 kg
  • Puissance maximale : 900 watts
  • Pneumatiques gonflables de 10’’
  • Freins à disque hydraulique
  • Accélérateur au pouce gauche
  • Prix : entre 1800 et 2000€

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