Ferrari Monza SP1 et 2 : des barquettes qui défient les lois

Les deux speedsters de l’écurie italienne, Ferrari Monza SP1 Monoposto et SP2 Biposto se dévoilent enfin. Tout en s’inspirant des anciennes Barchetta des années 1950 et 1960, Ferrari a su innover et vous propose aujourd’hui deux véhicules hors norme, où le conducteur se mue en pilote de F1 le temps d’un tour de piste.

Ferrari Monza SP1 et 2 : des barquettes qui défient les lois

Les nouveaux speedsters Ferrari, inspirés des Barchetta des années 1950 et 1960, avec des performance époustouflantes. Photo © Ferrari

Ferrari, ni nostalgique ni passéiste

Si vous êtes passionné de la marque au cheval cabré, en découvrant les modèles Monza SP1 et SP2 de Ferrari vous aurez sans doute reconnu les traits de la Barchetta des années 1950 et 1960. Inaugurée en 1948 au Salon de l’Automobile de Turin, la Barchetta inscrit dès 1949 la Scuderia Ferrari dans l’Histoire de la course automobile avec une victoire au 24 heures du Mans (avec les pilotes Luigi Chinetti et Lord Selsdon) et une autre aux 24 heures de Spa-Francorchamps (avec au volant Luigi Chinetti et Jean Lucas). Ouvrant ainsi la voie à de très nombreuses victoires de l’écurie. Les années 1950 et 1960 sont d’ailleurs qualifiées d’âge d’or des courses automobiles avec les participations de Maserati, Aston Martin, Mercedes-Benz, Jaguar ou encore Lancia.
Mais si Ferrari s’est inspiré de ses précédents modèles, le constructeur souligne que la conception diffère par ses innovations et par une nouvelle approche du thème de la barquette par les designers de la firme.

Ferrari Monza SP1 et 2 : des barquettes qui défient les lois

La Ferrari Monza de 1948 (Barchetta) aux 24 Heures du Mans en 1949 avec au volant Luigi Chinetti et Lord Seldson. Photo © Ferrari

Élégance, performance et émotions

Contrairement à la Barquette, les SP n’ont ni toit ni pare-brise, procurant une sensation habituellement réservée aux pilotes de F1. Dans le même esprit citons la nouvelle Aston Martin qui a collaboré avec Cosworth. Les 150 exemplaires de la Valkyrie V12 se dotent d’un moteur de Formule 1 atmosphérique de 6,5l de cylindrée développant pas moins de 1 145 chevaux, 10 000 tours minute. Également en fibre de carbone, cette Valkyrie est néanmoins plus légère que les Monza car elle affiche 1 tonne tout rond.

Ferrari Monza SP1 et 2 : des barquettes qui défient les lois

La SP2, façonnée comme un F1 en grande partie avec de la fibre de carbone. Photo © Ferrari

Un saute-vent pour rouler à 300 km/h sans se décoiffer

L’aérodynamisme travaillé du cockpit des Ferrari, avec une gestion des flux d’air, crée un pare-brise virtuel au dessus du volant et du tableau de bord qui dévie alors une partie du flux d’air pour conserver le confort du conducteur (une sorte de carénage). Ce pare-brise virtuel (ou Virtual Wind Shield) a été modélisé, testé et breveté. La tenue de route est garantie par Ferrari, ainsi que l’équilibre et l’absence de roulis. Bref du sport extrême, émotion F1 assurée. Alors que la SP2, plus partageuse de sensations, se pare d’un deuxième siège, un « tonneau » en fibre de carbone recouvre la place théorique du passager dans la SP1. Des jantes de 21 pouces à cinq rayons ont été conçues pour souligner les lignes minimalistes des deux sportives. Comme les voitures de course, elles sont fabriquées en grande partie en fibre de carbone pour les rendre légères, réactives et renforcer leur aspect sportif et agressif. Les feux avant sont à foyers superposés. Les feux latéraux et de stop sont intégrés dans une ligne lumineuse ininterrompue à l’arrière qui dessine incontestablement une nouvelle signature. Les portières, minimalistes, quant à elles s’ouvrent vers le haut (portières papillons, comme celles de la Valkyrie).

Ferrari Monza SP1 et 2 : des barquettes qui défient les lois

L’arrière de la Monza SP1. Photo © Ferrari

Le design est épuré et raffiné à bord

Pour conserver l’âme de la voiture dédiée à la course, l’intérieur est simple, sans fioriture mais le confort du conducteur reste certifié. Les instruments de bord et la structure du siège sont repensés sur le plan fonctionnel pour répondre à des attentes du conducteur, devenu coureur pour l’occasion. Sur la route, le pilote découvre un horizon visuel inédit. Son corps est comme « enveloppé par la voiture, sauf sa tête qui s’avance au-dessus de l’horizon ». N’oubliez pas votre casque donc. Le tableau de bord comprend les instruments, le volant et les prises d’air. Le reste des commandes, regroupées sur une seule surface simple, se trouvent sur l’accoudoir. Le siège, monobloc de carbone enveloppé de cuir, instille à l’intérieur de la voiture une allure confortable.

Une collaboration luxueuse pour s’accessoiriser

Pour l’occasion de la sortie de ses deux précieux bolides, Ferrari a collaboré avec deux maisons de luxe à l’ADN de base italien, toutes deux filiales de LVMH : Loro Piana et Berluti qui proposent une sélection de vêtements et d’accessoires estampillés du cheval. Casques, blousons, gants ou encore sacs suivent et allient l’utile à l’agréable.