Galerie : Used to Be, de PichiAvo - Renascimento Street, de Onum Triguerios (Underdogs, Lisbonne)

Jusqu’au 30 décembre, Underdogs, rue Fernando Palha, Armazém 56 1950-132, Lisbonne, Portugal.
Ouvert de 14h à 19h du mardi au samedi.

Avec Used to Be, le duo espagnol PichiAvo poursuit ses interprétations de la mythologie grecque dans leurs muraux et graffs dans l’espace public. Leurs nouvelles fresques murales matérialisent l’intégrité éphémère de vestiges imaginaires remontés au présent. En parallèle, Onum Triguerios revisite le mythique azulejos portugais avec Renascimento Street, deux expositions à la galerie Underdogs, à Lisbonne jusqu’au 30 décembre 22.

PichiAvo, Mars & Vertumnus Pomona. 2022. Used to Be (Underdogs, Lisbonne) Photo Baptiste Le Guay

Après Urban week à La Défense (septembre), PichiAvo poursuit la fusion du graffiti, du muralisme et de la mythologie grecque. Le duo espagnol expose dans une mise en scène savante trois types de nouvelles œuvres sur le thème du fragment isolé : peintures à la bombe, à l’huile et à l’acrylique, fragments de croquis préparatoires sur plaques de plâtre et un groupe de bustes et des têtes sculptés.

Toutes les pièces exposées suggèrent une récit imaginaire où des artefacts archéologiques se retrouveraient dans une galerie d’art, montrant l’usure du temps et la manière dont ce type d’objets peut-être amener à exister à l’avenir.

PichiAvo. Installation sur du plâtre avec peinture en spray, huile et acrylique, photo Baptiste Le Guay.

Des diastasis, tableaux et sculptures brisés

PichiAvo, Croquis préparatoires. Used to Be (Underdogs, Lisbonne) Photo Baptiste Le Guay

Tout autour de l’exposition, nous retrouvons ces fragments de tableaux, nommés avec le mot grecque « diastasis », signifiant séparation. Ces tableaux représentent des divinités de la Grèce antique comme Athéna, Mars ou encore Clytie.
En plein milieu, une table en verre contient treize croquis qui ont servi à confectionner les différents tableaux. Une manière de voir la genèse des œuvres en couleurs, qui sont ici dessinés au stylo en noir et blanc. Plusieurs sculptures sont également exposées. En apparence, elles sont blanches et ressemblent à des statues classiques, mais en utilisant une lampe torche bleue dessus, nous nous rendons qu’elles contiennent des signes et des lettres cachées.

Onun Trigueiros, vue d’exposition Renascimento Street (Galerie Underdogs) Photo Bruno Lopez


Onun Trigueiros, Scène de rue, Renascimento Street (Galerie Underdogs) Photo Baptiste Le Guay

Onum Triguerios, avec Ranascimento street, réinvente l’azulejos

Quoi de plus typiquement portugais que l’azulejos, porcelaine bleue typiquement portugaise ? L’artiste Onun Trigueiros en réinvente l’usage, aussi bien par le présentation de sujets simples que par la technique.
Baptisée Renascimento Street (Renaissance de la rue), entre passé et présent, entre tradition et innovation, il régénère une longue tradition culturelle bien installée dans le pays.
Loin des scènes et des personnages historiques traditionnels, son dessin alerte croque des scènes principalement dans la rue, proche de Sintra (alentour de Lisbonne) pour faire renaître le quotidien qui l’entoure.