Culture

Le carnet de lecture de Florentine Mulsant, compositrice

Auteur : Olivier Olgan
Article publié le 15 avril 2024

Interprétée depuis 30 ans, par les plus grands musiciens français : d’Adam Laloum à Lydia Jardon, en passant par Henri Demarquette et Lise Berthaud, la compositrice Florentine Mulsant a remporté une Victoire de la musique classique 2024 pour son œuvre piano 4 mains « Le Chant du soleil » (opus 116). A l’occasion de la sortie de l’intégrale de ses “Six Quatuors à cordes” confiés aux Quatuors Debussy, Varèse, Yako, Una Corda et Akilone (chez AR.RE-SE) et du concert du 26 avril sur réservation à la Bibliothèque musicale La Grande Fleuret, la musicienne qui compose toujours avec papier et crayon a convié Olivier Olgan à sa table d’écriture pour évoquer le processus créatif d’une œuvre de 129 opus édités chez Furore, loin des polémiques et des carcans d’écoles.

Deux étapes dans cette carrière épanouie

Rien de plus fascinant et d’intime que de rentrer dans l’atelier d’un créateur, qu’il soit peintre, facteur ou compositeur. Surtout que dans l’approche plutôt artisanale – papier et crayon – de Florentine Mulsant, le visiteur peut voir le travail “en process”. La compositrice nous a ouvert avec une bienveillante gentillesse ses bureaux et tables de travail, au sommet d’une maison dont elle a conçu le plan. Dans sa façon très claire de parler de son œuvre, le parallèle avec l’architecte n’est pas fortuite, mais assumée.

La table de travail de Florentine Mulsant, compositrice avec papier, crayon et gomme Photo OOlgan

Le compositeur doit mettre en forme ses idées, comme un architecte, fixer le nombre de mouvements et la place des solos par exemple.

Ces derniers mois offrent deux étapes importantes dans cette carrière épanouie, loin des querelles de chapelles musicales; une Victoire de la musique 2024 catégorie “compositeur” confirme la reconnaissance dont elle jouit depuis 30 ans des interprètes, et de son éditeur  Furore. Après Camille Pépin, Betsy Jolas et Kaija Saariaho, elle n’est que la quatrième compositrice à remporter cette Victoire, confirmation d’une visibilité accrue des musiciennes.

Grâce à nos aïeules et à nos grands-mères, on peut maintenant composer et se faire connaître, en toute liberté.  Et je trouve que c’est très bien que la parité existe, puisqu’on était deux femmes et deux hommes en lice. Je trouve ça merveilleux et j’encourage toutes les femmes à avoir confiance en elles. »
Florentine Mulsant à la réception de sa Victoire de la musique classique 2024, catégorie “Compositeur”

La sortie de l’enregistrement de ses six quatuors à cordes chez label AR Ré-Sé constitue aussi étape importante de son œuvre riche de 129 opus. Cette forme est considérée comme le laboratoire par excellence d’une écriture, le quatuor à cordes permet des alchimies extraordinaires entre les instruments, elle exige également un équilibre parfait.

L’écriture de mes six quatuors à cordes a beaucoup évolué dans le temps, depuis le premier, dramatique, chromatique et dense, empreint dune influence post-Dutilleux, jusquau sixième, plus apaisé et lumineux…

 Ce cycle “bartokien’ représente une trajectoire de 17 ans de composition et cristallise dans la variété des techniques d’écriture mobilisées la pertinence des choix esthétiques d’une compositrice qui privilégie la limpidité formelle et la clarté polyphonique.  Miel récolté et partagé avec le Quatuor Debussy pour les  n° 2, n° 6 qui  nourrit de l’idée de transmission : transmission d’un compositeur à de jeunes formations, transmission d’un quatuor maître en la matière à de jeunes formations en fonction de lidentité propre à chaque ensemble : les quatuors Una Corda n°1, Varèse n°3, Akilone n°4 et Yako n°5. “Tous ont abordé ce répertoire avec une grande justesse et une grande compréhension de ce que je souhaitais”.

Pour ceux qui ne connaissent pas le travail de cette compositrice attachante et chaleureuse, cette intégrale promet le voyage sonore idéal. Elle permet d’embrasser à la fois l’évolution de son écriture, dynamisée par la variété des couleurs de chaque œuvre, et à la fois de cerner l’unité d’un langage vivant et puissant.
Une étape, disons nous, car les trois expositions des « trois suicidés de la peinture « Mark Rothko, Nicolas de Staël et Vincent van Gogh », qui entrent en résonance intime avec la perte de son fils, le poète Paul Gagnaire– ont déjà déclenché en elle le désir d’un 7e quatuor, en cours d’écriture dont elle nous brosse la « fabrication ».

Comment passez vous du regard, vous êtes très influencée par la peinture, à la composition ?

La couleur quand elle est brute, quand elle vibre, je peux la transcrire avec des accords, de quatre, cinq, voire six notes font tout à coup une masse sonore qui peut correspondre à la masse de la couleur du peintre, ensuite la juxtaposition des nuances, comme par exemple, la période de Staël où il travaille le rouge, le bleu et le blanc, en musique, cela peut être des lignes qui s’entrecroisent, qui se touchent les unes des autres, pour exprimer ces couleurs qui se touchent dans la même densité, il y a des nuances infimes apportées par la mélodie ou la voix conductrice qui va être proche des autres.

Je n’essaye bien évidemment pas de transposer à la lettre une toile avec de la musique, j’essaye de traduire mes impressions et de dégager dans une toile ce qui me touche et d’en faire une synthèse dans toute l’exposition que j’ai vue. Je me rapproche de la peinture au maximum et ensuite quand je compose, elle est en moi, elle est acquise. Je ne la “régurgite” pas à la note près. Je laisse aller ma forme, mon relief personnel, mes aléas, .. C’est la musique qui prime avec ce que j’ai envie d’y mettre.

La peinture est une source d’inspiration très vive. Elle n’est en aucun cas un décalquage musical.

Vous revendiquez aussi la poésie comme une source vive d’inspirations

Paul Gagnaire, l’ainé de mes deux fils qui avait un vrai talent de poète, intellectuellement très brillant mais peut être pas fait pour vivre le monde tel qu’il est. Malheureusement, il a lâché prise mais il nous a laissé une œuvre à l’âge de 20 ans assez conséquente qui m’a beaucoup inspirée pour certaines de mes œuvres.

Emile Nelligan (1879-1941) est québécois, il a écrit des poèmes magnifiques, déclaré schizophrène à l’âge de 20 ans et interné. Il nous a laissé une œuvre symboliste et post romantique extraordinaire que Paul m’a fait découvrir. Sa poèsie est juste sublime, fabuleuse de musicalité.

C’est pour cela que j’ai choisi dans le carnet de lecture, Camile et Paul Claudel de Dominique Bona, Camille parce que c’est une femme qui s’est battue pour son art, qui a eu une vie fragmentée, internée et qui est morte dans des conditions de dénuement et de délaissement de sa famille et notamment son frère Paul absolument inhumaine. Ses sculptures ont un mouvement, une vie, ce qu’elle nous a laissé est emprunt d’authenticité.

Comment faites vous pour écrire une partition ?

 Quand j’ai une œuvre à écrire, je la porte en moi sans écrire. J’y réfléchis tout le temps, elle me suit toute la journée – pendant plusieurs jours, voire deux, trois semaines.  Je sais que je vais composer par exemple un septième quatuor, j’en avais très envie. Je sais aussi déjà que je vais l’écrire pour le quatuor Aviv. Je suis allée les entendre la semaine dernière chez un luthier. Je réfléchis à la densité sonore que les quatre instruments peuvent faire, à l’ambiance, comment je veux commencer, ce que je souhaiterais…

Il m’arrive – mais ce n’est pas tout le temps – d’avoir des idées, des fulgurances musicales, et là je remonte dans mon bureau et je les note. Cette œuvre que je porte, un matin très tôt, je sais que je vais m’y mettre, soit je suis ce que j’ai écrit dans une fulgurance brute, soit je m’en éloigne. Généralement, ce que j’ai pensé et noté va me servir. Là commence la composition. Je sais déjà à ce moment là, dans quelle atmosphère, à peu près quelle durée, je vais donner corps à ce mouvement. Et c’est ainsi pour tous les mouvements.                               

Quand je suis à la table ou au piano, j’ai déjà fait un certain pourcentage du travail en amont. La dernière chose qui arrive finalement, c’est de l’écrire. L’idée de départ va engendrer une forme que je vais porter au fil de l’écriture. Pour le 1er mouvement du 7ème quatuor j’en suis à six minutes pour un mouvement conséquent d’environ huit. Pour faire une œuvre finale plutôt de 17 que 15 minutes.

Faites vous des repentirs ou des corrections une fois la partition écrite ?

Florentine Mulsant, compositrice, vues de la table d’écritures Photo OOlgan

Je ne reprends pas. Quand c’est écrit sur le papier, je peux encore modifier certaines petites choses, un phrasé, une nuance,… une fois que mon copiste a édité la partition au propre. La matière est là. Et elle ne bouge pas. Après c’est comme une robe de haute couture, quand je travaille avec le ou les musiciens, on va décaler un bouton, remettre un pli; modifier la longueur, mais disons que le modèle est là à 95% et il ne bougera pas.
Par contre en cours d’écriture, il m’arrive de gommer deux mesures entières, ce qui est assez rare, mais parce que je piétinais. Quand je piétine pour m’en sortir, soit je m’accroche et je trouve la solution, soit je n’y arrive pas et je laisse. Je reprends alors ma gestation pendant la journée… pour résoudre le problème.

Il y a une grand partie de concentration en portant l’œuvre en soi. Quand je compose, je suis solitaire et concentrée. Je suis dans ma bulle.
Une fois écrite, j’attends la première répétition avec les musiciens avec beaucoup d’impatience pour l’entendre vraiment.

Quel est votre travail effectif à la table ou au piano ?

Le piano de Florentine Mulsant où elle recherche ses accords Photo OOlgan

Quand je compose pour le piano, je suis à l’ instrument très proche. Quand je compose un quatuor, je fais une partie au piano parce que je cherche des accords, j’assemble des sons, des couleurs spécifiques au piano, la trame mélodique je la travaille plutôt à la table pour ne pas me tromper. Cela demande un lâcher prise et beaucoup d’attention.

Il faut aller chercher en soi quelque chose de sincère. La musique on la donne, c’est un acte de générosité, on essaye de donner le meilleur de soi-même; de ne pas se mentir, de servir la musique pour ce qu’elle a de beau  et de fulgurant, d’être responsable de ce qu’on écrit. Je ne suis pas dans l’effet, je suis vraiment dans la musique pure, mais tout instrument a cette vie unique qu’il faut respecter. J’accorde toujours beaucoup d’importances au respect des instruments.

Je ne suis pas dans une esthétique IRCAM de gestion du son, transformation sonore, je vais toujours vers l’instrument,  je n’essaye pas de le contredire pour au contraire le mettre en valeur.

Comment respectez-vous les interprètes et les instruments ?

Je ne suis pas dans l’orgueil d’écrire “pour les générations futures” comme le revendiquait Beethoven. J’écris pour des formations qui sont d’un niveau fabuleux. Je ne fais pas de la musique difficile comme objectif. Surtout que la difficulté n’est pas toujours celle que l’on croit. Quand un musicien n’arrive pas à jouer ce que j’ai écrit, une, deux, trois fois, cela ne sert à rien de lui dire : « Je ne change pas, à toi de faire ce que tu peux ». Je ne suis pas dans cette démarche, j’essaye d’écrire des notes jouables même si elles sont parfois difficiles mais qui sonnent. Je fais attention aux instruments qui sont souvent des chefs d’œuvres, j’ai envie qu’ils résonnent.

Quel avenir après le Grand Sacem « Compositrice de l’année » 2019 et la Victoire de la musique 2024 ?

Cela ne change rien, mais mais cela change tout.
Rien dans mon travail, ni dans ma façon de composer. C’est un encouragement à continuer ce que l’on fait qui fait du bien, mais qui ne change ni mon humilité, ni ma simplicité vis à vis de ma relation avec les autres, musiciens compris.
Tout, au niveau de la reconnaissance, notamment de mon éditeur Furore qui me soutient plus de 30 ans, éditeur qui met en valeur uniquement le répertoire féminin. La musique des femmes a été mis dans l’ombre trop longtemps alors qu’il y a de belles pépites : Fanny Mendelsshon, Clara Schumann, Lili Boulanger, Germaine Tailleferre, Louise Farenc, Cécile Chaminade, Mel Bonis… La France a laissé une certaine place aux écrivaines qu’elles n’avaient pas ni en peinture, ni en musique. Toute œuvre du moment qu’elle est sincère a le droit d’exister. Comme compositrice, je n’ai jamais eu de souci  j’ai toujours été très bien accueillie.

Parfois toutes ces femmes n’ont pas accordé ou assez pensé la postérité de leurs manuscrits, c’est dans cette perspective que j’ai choisi de léguer de mon vivant, tous mes manuscrits à la BNF où ils seront consultables, de le laisser à disposition.
Ensuite, le temps fera son œuvre.

Il faut se soucier de ce que la musique sera après nous et se donner les moyens de la transmettre aussi sur le plan sonore, d’où l’importance des enregistrements.

Propos recueillis par Olivier Olgan

Le carnet de lecture de Florentine Mulsant

Alban Berg : Concerto à la mémoire d’un ange. Version Menuhin Boulez

L’un de mes premiers chocs musical d’enfant. Mon père me faisait entendre de la musique et me faisait partager ses émotions en m’expliquant aussi la trame musicale et l’expression qui le touchait. J’ai également écouté avec lui l’Opéra de Wagner : Tristan et Yseult dans la version de Furtwängler
Souvenirs musicaux déterminants pour ma vocation d’enfant de composer de la musique et d’y consacrer ma vie.

https://youtu.be/2SUQ83ggx8Y

Alexandre Scriabine : 10 Sonates pour piano jouées par Ruth Laredo

Compositeur visionnaire, ayant à la fois le souci de la forme dans ses moindres détails ainsi que des harmonies d’une richesse extrêmement novatrice pour l’époque et qui ont influencé le jeune Messiaen et moi-même. Accords mystérieux, donnant l’impression de flotter, d’émerger d’un mystère ambiant.

Bach : Variations Goldberg par Glenn Gould

Œuvre remarquable par son développement constant d’un thème parfait.

Plénitude de celui- ci, à la fois lumineux et d’une simplicité étonnante. La version de Gould est remarquable par la façon de toucher les notes et donc de les faire sonner.

Bruckner : 9ème Symphonie par Gunter Wand

Je prendrai bien toutes les symphonies d’ Anton ! Celle-ci, inachevée est dédiée à Dieu, tout simplement. Magie des mouvements lents, extatiques et pourtant rattachés à la terre, magie de la forme, c’est un organiste qui a composé la musique et cela s’entend fort bien. Contrepoint toujours riche et harmonies emplies de plénitude. Tout simplement hors du temps.

Schumann : Les chants de l’aube op 133 et Kriesleriana op 16 par Laurent Cabasso

j’ai un attachement fort avec la musique de Robert Schumann, il sait contrairement à Bruckner dire l’essentiel en quelques mesures, fulgurance du trait, densité harmonique et passeur de vives émotions. Les Chants de l’aube sont un adieu au monde, les accords qui s’enchaînent comme un choral sont déchirants.

Bach : Passion selon Saint Mathieu par Philippe Herreweghe

Je reviens toujours à la musique de Bach. Il ne doutait pas de sa foi en Dieu et nous donne avec cette passion les fondements de sa certitude. Musique sacrée bien sûr mais aussi instrumentale avec notamment son aria pour violon. Grande émotion à chaque écoute.

Emile Nelligan aux éditions Bibliothèque Québecoise.

Surnommé l’Ange maudit du Canada, Emile a écrit l’ensemble de ses poèmes avant l’âge de 25 ans. Il fut ensuite interné pour schyzophrénie jusqu’à sa mort en 1941.
Poète symboliste et post romantique, il laisse des poèmes d’une grande musicalité et d’une force incroyable. Quelle inspiration !

Antoine de Saint Exupéry : Le Petit Prince

Conte incontournable que je relis régulièrement et dont je me suis inspirée pour composer mon poème pour violon et orchestre op 44. La rencontre avec l’aviateur, puis avec le renard et le serpent qui pique et tue ainsi le petit prince ont nourri mon imaginaire.
C ‘est un texte fondateur, sincère et qui a pour moi une grande valeur philosophique.

Dominique Bona : Camille et Paul.

La vie triste et solitaire de la grande Camille Claudel. Artiste de talent, à une époque où la place des femmes était au foyer. Compagne malheureuse de Rodin, qui nous laisse des sculptures d’une grâce inouïe, dont le courbes et le sens de l’équilibre font mon admiration.

Richard Newman et Karen Kirtley : Alma Rosé.

C’est la biographie d’Alma Rosé, nièce de Gustav Mahler, et musicienne accomplie.
Sa mère Justine, sœur de Gustav, a épousé Arnold Rosé, violon solo de l’orchestre de Vienne, alors dirigé par Mahler et fondateur du Quatuor Rosé. Alma à créé le premier orchestre entièrement féminin et était une grande violoniste. Elle n’a pas su se cacher comme il aurait fallu et a été déportée au camp d’Auschwitz où elle est morte en avril 1944. Elle a sauvé de nombreuses femmes des fours crématoires en créant au camp un orchestre de femmes qui fut très actif et reconnu. Destin brisé et tragique.

Saint John Perse : Amers et Exil.

Poète incontournable pour mon inspiration. Amers m’a inspiré une œuvre fondatrice pour piano qui porte le nom du poème et qui est mon opus 4. Les mots vibrants du poète, les bruits de la mer et du ressac, les liens d’amour unissant deux êtres sont décrits avec une force et une passion qui me touche encore comme au premier jour. Exil a été une source d’inspiration en 2005 pour ma seconde Symphonie pour grand orchestre op 33. Abandonnée dans ma vie de femme et de mère, je me suis reconnue dans les vers du poète qui  écrit aussi : « et c’est l’heure O poète de décliner ton nom, ta naissance et ta race ». Il était en effet temps de me concentrer sur l’Œuvre à accomplir.

Christian Bobin : Le huitème jour de la semaine.

Je reviens souvent à la poésie de Bobin, elle est lumineuse et fragile, avec des mots simples il nous dit des choses fortes. Dans ce recueil de poésie, il est écrit que les grandes décisions se prennent tôt dans l’enfance, je me suis reconnue évidement dans ces lignes. Et puis, dans un autre recueil,  il parle aussi l’église de Conques dont les vitraux ont été dessinés par Pierre Soulages. On ne pouvait que s’entendre !

Paul Gagnaire : Ce long regard qui fuit déjà vers l’aube aux éditions Thierry Sajat.

Je termine avec le second livre de poème de mon premier fils, malheureusement parti vers les étoiles à l’aube de ses 21 ans. Il nous laisse des poèmes parfois désespérés, parfois lumineux et optimistes, où le rythme et la musique de ses mots prennent leur essor sans jamais faiblir.
A l’occasion des dix ans de sa disparition, j’ai composé mon opus 102 : Dix poèmes pour piano et récitant.
A cet effet, j’ai retenu des poèmes à l’atmosphère différente, laissant le cycle se conclure sur une note d’espérance.

Il est à rapprocher de Nelligan : deux destins tragiques partis trop tôt en nous laissant des chefs d’œuvres qui ne demandent qu’à être partagés.

Pour suivre Florentine Mulsant

Le site de Florentine Mulsant
Son œuvre de 127 opus chez Furore

Concert : 26 avril 2024 la Bibliothèque musicale La Grande Fleuret : Quatuor n°1, op. 26 par le Quatuor Una Corda,Q uatuor n°2, op. 35 et n°6, op. 99 par le Quatuor Debussy, Entrée libre sur réservation, 11bis, rue de Vézelay 75008 Paris

A écouter, intégrale des 6 quatuors, enregistrée par AR.RE-SE

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